Fin juin 2021 au second tour des élections départementales dans le canton Doubs 7 Besançon 4 étaient élus comme conseillers, Jeanne Henry (PCF) et Georges Ubbiali (Ensemble!) qui avaient fait campagne avec leurs remplaçants Nathalie Bouchet-Buzon (AGC !) et Louis Bardot (Ensemble!). Depuis 6 mois Georges Ubbiali et Jeanne Henry siègent au Conseil Départemental du Doubs. Il/elle se réunissent régulièrement avec leurs remplaçantEs et une petite équipe de militantEs, membres des 3 organisations. Une séance de vœux était prévue en ce début d’année 2022, mais a dû être annulée au vu des contraintes sanitaires. Vous trouverez ci-dessous la lettre qu’ils ont envoyée aux élus municipaux des communes de leur canton, aux responsables associatifs et aux membres de leur comité de soutien qui s’était constitué lors de la campagne électorale en juin 2021.
Catégorie : Actualités
Soirée-débat Aurélie Trouvé Edwy Plenel – 14/01/22 à Besançon
Cerises n°31 – Vendredi 3 décembre 2021

Cerises est le journal de l’Association des Communistes Unitaires, un des courants de notre mouvement Ensemble!.
Le dernier numéro est en téléchargement ci-dessous :
Kanaky : le gouvernement français s’entête à maintenir la date du référendum au 12 Décembre !
Malgré la pandémie de Covid 19 dont les kanak et les communautés wallisiennes et futuniennes sont les principales victimes
Malgré la période de deuil d’un an décidé par le Sénat coutumier respectant ainsi la tradition du peuple kanak
Malgré la situation sanitaire rendant impossible une campagne électorale décisive pour l’avenir du « caillou » dans des conditions normales
Enfin malgré la certitude que ce refus de repousser la date du référendum va mettre fin à l’espoir né à la suite des accords de Matignon et Ouvéa qu’en Kanaky-Nouvelle Calédonie le processus de décolonisation puisse se faire d’une façon démocratiquement exemplaire et pacifique
Le gouvernement s’affirme comme prêt à la politique du pire, quitte à assumer la tradition colonialiste de ce pays. En jouant avec le feu il portera la responsabilité des conséquences de la grave injustice faite au peuple kanak et aux partisans de l’indépendance.
En complément du communiqué précédent, voici une lettre ouverte adressée au Ministre des Outre Mer par Christian Belhôte, magistrat honoraire et Isabelle Merle, historienne au CNRS.
Déclaration du Collectif national d’ENSEMBLE – 13 et 14 novembre 2021
Lors de son Assemblée générale de novembre 2020, le mouvement ENSEMBLE ! (….) formé en 2013, a réaffirmé ses références et ses luttes : « Depuis sa création, Ensemble s’est défini comme un outil pour construire une « force politique nouvelle pour l’émancipation », visant l’abolition du système capitaliste, patriarcal inégalitaire, aliénant et destructeur d’éco-systèmes. Ensemble ! est un mouvement pluraliste : il s’est construit en rassemblant des organisations d’origines et de cultures politiques différentes, ainsi que des personnes directement intéressées. Cette construction pluraliste, qui est une richesse, doit être défendue pour envisager une force politique nouvelle. Cette démarche nécessite la volonté de dépasser les différences politiques par une synthèse nouvelle. Ensemble veut être une organisation utile pour la lutte des classes en tant que moteur pour l’unité des mouvements issus des aspirations du prolétariat, l’abolition de toutes les oppressions et l’exploitation des êtres humains, pour le renversement du système capitaliste destructeur des conditions de vie et responsable d’inégalités partout dans le monde, pour l’émancipation collective. Dans cette lutte, l’auto-organisation collective, l’autogestion, sont des lignes de conduite essentielle » (extrait texte de fonctionnement).
L’Assemblée générale de 2020 avait laissé ouvert le débat, issu de pratiques différentes (depuis 2017), sur les échéances politiques électorales de 2022. ENSEMBLE ! reconnait le droit d’expérimenter des orientations, lorsque le consensus collectif n’est pas atteint dans les instances du mouvement.
A l’issue de cette phase, en cet automne 2021, une consultation des militantes et militants, réuni.es dans leurs collectifs, a été organisée permettant que s’expriment et soient mesurées les positions existant au sein du mouvement. Quatre motions étaient soumises au débat. Aucune n’a recueilli les 2/3 des voix, qui permet selon nos statuts de devenir une orientation nationale préférentielle, ni la majorité absolue (voir en annexe les chiffres).
Dans cette situation, les collectifs, les militantes et militants vont poursuivre leurs investissements variés en vue des campagnes électorales de 2022. Le CN d’ENSEMBLE ! appelle à approfondir les débats à ce sujet et propose d’engager, parallèlement, un débat sur la recomposition, débat qui concerne aussi la question du dépassement de notre mouvement.
Les 22 et 23 janvier, un CN engagera une consultation interne, qui sera close le 4 février et déterminera une position commune pour 2022 (position de vote, campagne soutenue, etc… ). Si les dates de la primaire populaire (prévue du 13 au 16janvier) étaient modifiées, nous en tiendrions compte pour les dates de notre consultation.
Dans l’immédiat, le CN appelle à se retrouver sur les urgences de l’actualité sociale, écologique, démocratique et à combattre les extrêmes droites nationalistes, antidémocratiques, sexistes, homophobes, racistes, fascistes :
– Pour la transition écologique : soutenir la mobilisation afin que les Etats et les sociétés prennent des mesures radicales contre la menace climatique (ne pas dépasser 1,5 degré) et la préservation de la biodiversité dans le monde. ENSEMBLE ! participera aux mouvements et collectifs militants, associatifs, syndicaux, qui agissent pour articuler les droits sociaux et les enjeux écologiques (Plus jamais ça, réseaux climat…). ENSEMBLE ! participera à la construction d’un vaste front pour stopper la relance de la construction de centrales nucléaires et proposer des alternatives sur le plan énergétique et social (y compris la reconversion de la production nucléaire : pas un chômeur, pas une chômeuse).
– Pour la défense des droits des chômeurs et chômeuses, des précaires, pour le droit au revenu, au salaire, à un travail digne, contre les lois et décrets scélérats du gouvernement Macron, soutenu par le patronat. ENSEMBLE participera à toutes les mobilisations en ce sens, notamment la manifestation nationale du 4 décembre 2021. Ensemble rappelle qu’il s’agit là d’un enjeu essentiel pour renouer des liens avec des catégories populaires qui se sentent peu représentées par les organisations politiques et syndicales. Pour proposer une campagne contre chômage, pauvreté, précarité, une brochure est éditée par Ensemble et la commission fera des propositions.
– Pour une santé publique mondiale indépendante des trusts pharmaceutiques, pour la levée des brevets sur les vaccins et pour faciliter les transferts de technologie entre les régions du monde ; pour une démocratie active dans les choix sanitaires, par l’éducation populaire et pour des droits démocratiques nouveaux bénéficiant aux associations, syndicats, collectivités territoriales, afin de faciliter l’accès à l’information scientifique éclairée, à la vaccination et à la prévention sans mesure répressive (annulation immédiate des suspensions de salaires pour les salarié.es non vassiné.es).
– Pour la défense des immigré-es, des migrant-es et des sans-papiers : ils et elles sont constamment la cible des répressions gouvernementales et européennes qui visent à fermer les frontières, trier les êtres humains, ce qui suscite un racisme culturel et ethnique (notamment la funeste théorie du « grand remplacement »), au lieu de défendre l’égalité partout, l’accueil digne, l’accès à tous les droits.
– Pour le droit du peuple kanak et de ses alliés à choisir librement leur avenir et à accéder à l’indépendance en se libérant du colonialisme français. Ce qui aujourd’hui, compte tenu des conditions de la crise sanitaire, devrait imposer au gouvernement français le report du 3ème référendum. Le FLNKS et l’ensemble des forces indépendantistes le demandent et ont annoncé leur non – participation à la consultation si elle est maintenue le 12 décembre 2021. ENSEMBLE ! soutient totalement cette position des mouvements favorables à l’indépendance, l’exigence du respect des coutumes de deuil, et appelle les forces progressistes et démocratiques à agir collectivement en ce sens.
– Pour l’égalité des salaires femmes/hommes, pour l’accès sans discrimination aux postes de travail, contre les violences sexistes et sexuelles, conséquences d’une société de domination patriarcale, et dont l’ampleur longtemps cachée se révèle chaque jour (notamment depuis le mouvement #Metoo). ENSEMBLE ! participera aux manifestations de novembre 2021 appelée par les associations féministes, contre toutes les violences et pour des mesures d’urgence pour les empêcher.
ENSEMBLE ! appelle les forces de gauche, écologistes, démocratiques, à agir en commun pour les droits humains menacés de régression considérables, à combattre les projets du patronat et des droites réactionnaires, à briser l’emprise alarmante dans la vie politique des extrêmes-droites nationalistes, antidémocratiques, sexistes, homophobes, racistes, fascistes.
Stage des collectifs d’Ensemble! de Bourgogne et Franche Comté
Le stage d’Ensemble! a constitué une bonne expérience, tant sur le fond que sur la forme. Une vingtaine de participant.es, dont une petite moitié de Bourguignons (y compris Auxerre). Sur le plan matériel, les militant·e·s n’étant pas de pur·e·s esprits, les repas étaient de qualité du fait de l’implication des militantes pour la confection. Les conditions d’hébergement sont également de très bonne qualité, dans un environnement tranquille et très vert.
Sur le fond maintenant, les débat se sont révélés très intéressants. Le samedi après midi a été introduit par un rapport de Jean Claude Mamet sur les différents appels pour une candidature unitaire à la présidentielle. Profitant du très beau temps s’en est suivi une visite des Baraques du 14, en forêt de Chaux, avec exposé subséquent sur la Charbonnerie par François Lassus. Le soir, projection d’un documentaire d’Amnesty International sur la répression des manifestations des Gillets Jaunes, suivie d’un long débat, apaisé et riche sur les vaccinations, le passe et la politique gouvernementale (les derniers sont partis se coucher bien après minuit).
Dimanche matin, s’est déroulé un topo de Laurence Lyonnais sur les luttes écologiques actuelles. Là encore, la discussion fut très vivante et dynamique. Puis on a fini par un survol par Jean Paul Bruckert des contradictions mondiales où il fut beaucoup question du potentiel affrontement entre la Chine et les USA. La dimension des rapports de forces mondiaux suscite toujours des commentaires très avisés.
Bref, un excellent week-end avec un très beau soleil. Les échanges en fin de séjour allaient tous dans le sens d’une appréciation positive. Une expérience déjà ancienne et qui ne demande qu’a être renouvelée l’an prochain.
17 octobre 1961-17 octobre 2021 : 60 ans de déni
Voici le texte lu lors du rassemblement du dimanche 17 octobre 2021 à 17 heures sur Pont Battant à Besançon :
Paris, 17octobre 1961, 20h30.
À cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie, des dizaines de milliers d’Algériens, hommes, femmes et enfants, manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui leur est imposé, sur une base discriminatoire, par le préfet de police Maurice Papon, sur ordre de Michel Debré, premier ministre, hostile à l’indépendance de l’Algérie.
La répression est d’une violence inouïe: onze mille personnes sont raflées, brutalisées et détenues dans des camps improvisés; certaines sont refoulées en Algérie. Plusieurs centaines sont «noyées par balles» dans la Seine.
Pourtant, le lendemain, les rapports officiels ne font état que de deux morts. Aujourd’hui, 60 ans après ces exactions, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans ce crime d’État que constitue le 17 octobre 1961. Pourtant,Jean-Luc Einaudi a bien parlé de «massacre» dans une tribune publiée dans Le Monde le 20 mai 1998, et si le préfet Papon l’a poursuivi à l’époque pour diffamation à cause de ce mot, ila été débouté de sa plainte et le terme de « massacre » a bien été considéré comme légitime par le tribunal. Pourtant aujourd’hui, alors que nous célébrons le 60ème anniversaire de ce massacre, crime d’État non reconnu, le nombre de victimes reste encore une énigme officielle.
On ne construit pas une démocratie sur des mensonges et des occultations.
Après plus d’un demi siècle, il est temps:
-Que le Président de la République, au nom de la France confirme, par un geste fort, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’État. Comme il l’a fait en septembre 2018 pour l’assassinat de Maurice Audin, et en mars 2021 pour celui de maître Ali Boumendjel par l’armée française et pour un système de torture généralisé. Cette reconnaissance doit s’étendre aux milliers d’Algériens qui en ont été victimes;
-Que l’État français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps;
-Que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens;
-Que la recherche historique sur ces questions soit encouragée dans un cadre franco-algérien, international et indépendant;
-Qu’une loi de réparation soit mise en œuvre.
Aujourd’hui, 17 octobre 2021, nous ne pouvons assister à cette montée en puissance de l’islamophobie sans rien dire, qui n’est plus le seul fait de l’extrême droite et gangrène la droite et le pouvoir en place.
La récente déclaration du Président de la République à propos de l’Algérie, montre qu’il tente de remettre le débat de ce pays sur la scène politique française, à des fins électorales, dans une approche faite de surenchères et de populisme.Ce jeu extrêmement dangereux, en paroles pour l’instant, peut se traduire par des actions très violentes, par d’autres 17 octobre 1961.
Aujourd’hui, 17 octobre 2021, nous saluons la mémoire et le travail de Jean-Jacques Boy, décédé en janvier dernier, militant infatigable des droits du peuple algérien, et en particulier des victimes du 17 octobre 1961 à Paris. Jean-Jacques est à l’origine de ce rassemblement annuel sur le pont Battant où l’an dernier il fit ici-même, sa dernière apparition publique. Nous ne l’oublions pas et nous rendons lui hommage.Vous allez entendre sa voix enregistrée lors d’un rassemblement sur ce pont.
Ceux qui ont amené une fleur, la jetteront dans le Doubs, en hommage aux victimes du crime d’État non reconnu du 17 octobre 1961, et en hommage à Jean Jacques BOY.
Organisations signataires à Besançon
Associations: ACCMMA, A la rencontre de Germaine Tillon, Assemblée locale des États Généraux des Migrations, Cairn Larnod, CDDLE,LDH 25, Le Mouvement de la Paix, MRAP, RéCiDev, SOS Racisme.
Syndicats:FSU, Union syndicale Solidaires, UD CGT.
Partis politiques: Génération.s, EELV, Ensemble!, LFI,,PCF, PG25.
Abrogation de la réforme de l’assurance chômage !
Vous trouverez ci-dessous un tract d’Ensemble! sur la réforme de l’assurance chômage :
Macron et Castex y tiennent, elle est jugée « indispensable » et ils en font un enjeu central de la rentrée et de la poursuite de la contre révolution conservatrice macronienne. Pour cela ils n’hésitent pas à mentir et leurs mensonges sont relayés complaisamment par les grands médias.

7ème Université d’Ensemble !
23-26 octobre 2021 – « Azureva » La Londe-les-Maures (Var)
Un temps de retrouvailles ! A cause du Covid, de longs mois durant et de confinement en reconfinement, rivés à nos écrans, nous nous sommes maintenus à distance les uns des autres … Nous avons tant de choses sur lesquelles échanger, débattre, préparer l’avenir …
Notre 7èmeUniversité d’ENSEMBLE ! se tiendra du samedi 23 octobre, 14h, au mardi 26 octobre, après le déjeuner (14h).
Séances plénières
Séance inaugurale confiée à la région PACA (« Le monde en PACA ». « Migrants » (travail sur les frontières (samedi), « Extrêmes-droites » (dimanche), « Stratégie » (lundi) (travail de la commission avec plusieurs textes puis éventuellement partage). « Où s’en va la gauche ? » (mardi)
Ateliers
« Controverses » (2 x 2h : d’une part Lumières, universalisme, laïcité et en parallèle santé, d’autre part racisme/antiracisme et en parallèle chômage et précarité), Catalogne, féminisme, langues régionales, Palestine
+ Hommages à Michel Husson (avec un plus un développement important sur ses travaux économiques) et Gérard Chaouat et mise en valeur des camarades espagnols (anticapitalistas et CUP, Candidature d’Unité Populaire)
Soirées
Film le soir « Déplacer des montagnes » (samedi)
La lutte anticoloniale en Kanaky (Nouvelle Calédonie) (mardi)
Musique groupe Harriet
Conférence citoyenne sur l’avenir des Vaites. Un point d’appui pour la mobilisation
La convention citoyenne mise en place par la mairie pour discuter de la question des VaÎtes a rendu ses conclusions samedi 2 juillet. Dès le 3 au matin, Anne Vignot donnait une conférence de presse pour rendre compte des éléments les plus importants. S’il faut garder en permanence en tête que l’avis de la conférence citoyenne n’est que consultatif et indicatif, les principales décisions constituent un important point d’appui pour la poursuite de la mobilisation, pour l’ambitieux objectif de « Zéro artificialisation ».
Quelles sont les éléments les plus importants de cette conférence citoyenne. Tout d’abord, retenons que ce n’est qu’avec une majorité très relative 43,9% (22 voix) soutiennent l’hypothèse d’aménagement avec construction limitée de logements. 36,6% (19 voix) soutiennent l’hypothèse d’aménagement sans construction de nouveaux logements et 19,5% s’abstiennent (10 voix).
- Abandon du projet de construction d’une école à la place de l’actuelle maternelle Tristan Bernard
- Restriction des zones à urbaniser à l’espace limité entre la ligne de tram et l’avenue de la Vaites.
- Ajoutons que cette perspective de construction de logements est limitée par l’impératif de démontrer que les dits logements ne peuvent pas être construits ailleurs (dans la limite de 300 logements sur la ville).
On peut aisément le constater, l’avis de la conférence citoyenne se situe très loin de la volonté émise par la ville de rendre la totalité de la zone des Vaites aménageables et constructibles. Le projet d’éco-quartier a sérieusement du plomb dans l’aile. L’association, Jardin des Vaîtes exige « L’abandon du projet ». Le rapport de la conférence citoyenne fournit une base sérieuse pour continuer à convaincre et contraindre les décideurs que cette zone doit être préservée de toute construction, qu’il est possible sur Besançon de combattre les projets de bétonisation, au moment même où le monde s’enflamme.

