Le jour d’après a commencé n°17

VACCIN, LA COURSE INDECENTE AUX PROFITS

En mai dernier E Macron a annoncé que « le vaccin doit être un bien public mondial extrait des lois du marché ». Qu’en est-il aujourd’hui ?

Jean-Louis Peyren, Delegue CGT a Sanofi

Aujourd’hui chaque laboratoire pharmaceutique veut mettre SON vaccin sur le marché pour en tirer le maximum de profit. Pfizer a gagné la course mais n’est de doses de vaccins pour l’ensemble des besoins sur la planète. Il aurait fallu une collaboration entre laboratoires et industries pharmaceutiques pour répondre aux besoins mais le principe de concurrence soutenue largement par le capital empêche cette solidarité pour mettre en commun des objectifs de production. On est bien loin du vaccin bien commun de l’Humanité et les laboratoires continuent de breveter leurs médicaments et surtout leur vaccin contre la COVID-19.

Gérard Chaouat, Chercheur

AUCUN vaccin disponible n’est fait en Europe et en Amérique par un établissement de recherche publique, ni même par une fondation théoriquement sans but lucratif. L’Institut Pasteur dont le vaccin (TMV-083 ou V 591) est actuellement teste en partie a l’hôpital Cochin, voit ses chercheurs travailler en coopération avec le groupe autrichien Thémis, qui cache (mal) le groupe MSD Merck Sharp et Dome.

Si Pasteur Lille travaille sur un vaccin par spray nasal (ce qui est par ailleurs très intéressant) tout indique que le produit sera confectionne en coopération avec un groupe industriel, sauf miracle. L’exemple du rachat par Gilead du Sofosbuvir (Sovaldi traitement certes efficace a 90 % de l’hépatite C) pour fixer le prix après négociations a 41 000 euros le traitement de 3 mois (56000 demandes au départ soit 280 fois -mais oui!- son prix de production) est dans toutes les têtes…….

Pour lire la suite téléchargez le fichier ci dessous

Le jour d’après a commencé n° 18

LIBERTÉ, LIBERTÉ CHÉRIE…

La loi de sécurité globale s’inscrit dans un contexte plus général : depuis Sarkozy les lois sécuritaires se multiplient : 7 sous Hollande, et Macron en fait ≪ 2 par an ≫ !

Sans aucun bilan des états d’urgence, la loi inscrit fin 2017 dans le droit commun les mesures d’exception prises lors d’une situation exceptionnelle et qui devaient être limitées dans le temps.

Aux lois, il faut ajouter les décrets, ceux sur le fichage sur la base des ≪ opinions ≫ supposées, ≪ des personnes susceptibles d’être impliquées dans des actions de violence collectives ≫, il est propose d’enregistrer ≪ les comportements et habitudes de vie, les déplacements, les activités sur les réseaux sociaux ≫, etc.

L‘assemblée commence a débattre de la loi dite ≪ Séparatisme ≫ qui outre son caractère discriminatoire vis-a-vis des musulman・es reprend le fameux article 24 du projet de loi de sécurité globale créant un délit d’intention de porter atteinte a ≪ l’intégrité physique et psychique ≫ (!?) des policier・es. Elle menace la liberté d’association, prône la responsabilité collective et la soumission aux valeurs de l’État telles que définies par la voie réglementaire.

Pour lire la suite téléchargez le document ci-dessous

Samedi 16 janvier, 10 h 30; Place de l’Abbaye, Saint-Claude

Samedi 16 janvier, 10 h 30,
Place de l’Abbaye, Saint-Claude
Organisé par CGT Jura, FSU, UNSA, Solidaires, SNJ, SNJ-CGT, Confédération paysanne 39, LDH, ATTAC, Libre Pensée, CNT, Libres commères, Gilets Jaunes, EELV, NPA, GDS, FI, PCF

Ces organisations vous proposent de participer à ce rassemblement et à cette manifestation.

Elles sont en effet opposées à la proposition de loi « Sécurité globale » (demandant le retrait de ses articles 21, 22 et 24) et à d’autres textes qui s’en prennent à nos libertés comme le Schéma National du Maintien de l’Ordre (SNMO), ou le projet de loi « confortant les principes républicains ».

Elles sont également opposées à d’autres dispositions élargissant la surveillance de la population ou faisant reculer le droit à l’information.

La mobilisation a débuté en novembre, elle est nationale avec les principaux syndicats de journalistes et la Ligue des Droits de l’Homme.

Elle s’oppose aussi aux dispositifs de surveillance généralisée tels que les drones et les caméras piétons, ou à la sélection des journalistes instaurée par le nouveau SNMO qui prévoit de leur imposer une accréditation pour couvrir les manifestations, dont le droit est pourtant garanti dans la Constitution, ou l’obligation pour eux de « flouter » les policiers sur leurs images. Elle s’oppose aussi à des décrets parus en décembre qui étendent les possibilités de fichage aux groupements, aux opinions politiques ou syndicales, aux comportements et habitudes de vie…

Malgré une mobilisation de grande ampleur dans un contexte d’état d’urgence sanitaire et de confinement, le gouvernement et les parlementaires se sont contentés d’effets d’annonce s’agissant de la réécriture de l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale ». Texte que le Sénat semble vouloir fusionner avec l’article 18 du projet de loi « confortant les principes républicains », précédemment nommée « contre le séparatisme ».

Ni la commission Delarue sur les rapports entre journalistes et forces de l’ordre ni le « Beauvau de la sécurité » ne sauront nous détourner de notre objectif. Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés.

Samedi 16 janvier, 10 h 30: Place de la sous-préfecture, Dole

Samedi 16 janvier, 10 h 30,
Place de la sous-préfecture, Dole
Organisé par CGT Jura, FSU, UNSA, Solidaires, SNJ, SNJ-CGT, Confédération paysanne 39, LDH, ATTAC, Libre Pensée, CNT, Libres commères, Gilets Jaunes, EELV, NPA, GDS, FI, PCF

Ces organisations vous proposent de participer à ce rassemblement et à cette manifestation.

Elles sont en effet opposées à la proposition de loi « Sécurité globale » (demandant le retrait de ses articles 21, 22 et 24) et à d’autres textes qui s’en prennent à nos libertés comme le Schéma National du Maintien de l’Ordre (SNMO), ou le projet de loi « confortant les principes républicains ».

Elles sont également opposées à d’autres dispositions élargissant la surveillance de la population ou faisant reculer le droit à l’information.

La mobilisation a débuté en novembre, elle est nationale avec les principaux syndicats de journalistes et la Ligue des Droits de l’Homme.

Elle s’oppose aussi aux dispositifs de surveillance généralisée tels que les drones et les caméras piétons, ou à la sélection des journalistes instaurée par le nouveau SNMO qui prévoit de leur imposer une accréditation pour couvrir les manifestations, dont le droit est pourtant garanti dans la Constitution, ou l’obligation pour eux de « flouter » les policiers sur leurs images. Elle s’oppose aussi à des décrets parus en décembre qui étendent les possibilités de fichage aux groupements, aux opinions politiques ou syndicales, aux comportements et habitudes de vie…

Malgré une mobilisation de grande ampleur dans un contexte d’état d’urgence sanitaire et de confinement, le gouvernement et les parlementaires se sont contentés d’effets d’annonce s’agissant de la réécriture de l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale ». Texte que le Sénat semble vouloir fusionner avec l’article 18 du projet de loi « confortant les principes républicains », précédemment nommée « contre le séparatisme ».

Ni la commission Delarue sur les rapports entre journalistes et forces de l’ordre ni le « Beauvau de la sécurité » ne sauront nous détourner de notre objectif. Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés.

RN 57 Lettre ouverte à Mme Vignot Présidente de Grand Besançon Métropole( GBM)

Nous souhaitons que l’année 2021 soit le début de ce « Monde d’Après » tant réclamé par une grande partie de nos concitoyens et dont la Convention citoyenne pour le Climat s’est faite l’écho.

Nous le savons tous, à des degrés différents, nous vivons un moment unique dans l’histoire de l’humanité. Si nous n’agissons pas dès maintenant et de manière forte, notre société risque fort de s’effondrer, suivant ainsi la biodiversité. A tous les niveaux, nous devons être exemplaires, de l’individu à la collectivité territoriale, de la nation au monde afin d’éviter le drame qui se profile.Il nous faut plutôt réfléchir à comment investir dans d’autres projets le changement climatique, participer à la transition écologique au profit de tous.

Non pas faciliter la circulation routière, mais plutôt faire en sorte qu’il y ait moins de véhicules qui circulent. Comme vous le savez, les transports sont le plus gros émetteur de GES. Si nous voulons réellement participer à l’atteinte de l’objectif de baisse de 55% des GES dans 10 ans en Europe, il est impératif que la circulation automobile diminue, à Besançon comme ailleurs. La circulation sur la RN 57 devra, en conséquence, considérablement réduire. De ce fait, à quoi auront alors servi les 120 Millions d’Euros investis dans un élargissement routier devenu obsolète en moins de 10 ans, parce que surdimensionné ?

Pour lire la lettre dans son entier téléchargez le document ci dessous

Lettre ouverte d’Alternatiba Besançon à Madame la Maire et aux élu.e.s de la municipalité. 16 Décembre 2020

Lettre ouverte d’Alternatiba Besançon à Madame la Maire et aux élu.e.s de la municipalité. 16 Décembre 2020
Madame la Maire, Mesdames et Messieurs les élus,
Vous savez, comme nous, comme le répètent les scientifiques aux prises avec la question climatique, comme l’a dit et répété Antonio Guttieres à l’ONU, que chaque jour compte, chaque mois doit voir l’avènement de politiques courageuses qui puissent dévier la trajectoire mortifère de nos sociétés. Y compris, nous disons même surtout, dans une période compliquée comme celle que nous traversons.
Votre élection au mois de juin dernier s’est faite sur un programme, au chapitre 5 duquel nous lisons :

« L’organisation de la mobilité et l’offre des modes de transports constituent un des enjeux sociétaux, tant sur le plan social (le droit à la mobilité pour tous) qu’économique (nombreux emplois concernés) et très impérativement écologique. Sur la ville de Besançon, chaque jour, plus de 350 000 déplacements sont réalisés dont presque la moitié sont effectués en voiture particulière.
Dans l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique, les pollutions sonores et atmosphériques et l’ensemble des nuisances générées par ces déplacements, l’équipe Besançon par nature développera et organisera toutes les alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle, en développant plus particulièrement les modes actifs (marche à pied, vélo, etc.), le covoiturage, l’auto partagée et les transports en commun. »
Votre mesure concernant le parking à 1 euro ne va pas dans ce sens. Nous comprenons que cette mesure vise à envoyer un signal en faveur du commerce de centre-ville, fortement impacté par la crise sanitaire. Cependant, et comme vous le savez déjà, la baisse des tarifs de stationnement est une mesure contre-productive en la matière. En effet la théorie du « no parking no business » a été mise à mal par de nombreux-ses urbanistes, dont Olivier Razemon, venu à Besançon il y a peu à l’invitation de la CCI du Doubs défendre l’idée d’une ville apaisée (*).
En comparaison, le pass GINKO 2 voyages à 1 euro n’est à la hauteur ni des enjeux, ni de vos engagements. Il n’est valable que le week-end, là où l’an passé, le pass tribu Noël était valable pendant plus d’un mois. Surtout, il n’est qu’individuel : si vous venez en ville accompagné, ne serait-ce que d’une personne, il vous reviendra moins cher de prendre votre voiture que de prendre le bus. Si vous venez en famille, acheter le pass tribu (à 8,80 euros) vous coûtera beaucoup plus cher que de venir en voiture.
Cette situation exceptionnelle aurait pourtant été une belle occasion de faire preuve de pédagogie pour défendre les modes doux et les transports en commun. Vous parliez dans votre programme de rendre les transports en commun gratuits le samedi (et tous les jours pour les moins de 26 ans) sur tous le réseau Ginko. N’était-ce pas l’occasion de mettre en pratique vos engagements plutôt que d’envoyer invariablement le même signal aux bisontins et grands bisontins : « Votre voiture est la bienvenue ! » ?
Les bouchons, encombrements constatés dans notre ville ces dernières semaines et le cortège de nuisances à plus ou moins long terme qu’elles induisent, ne peuvent plus être la règle, l’habitude.
Vos choix, et nous le regrettons, ressemblent à ceux de l’équipe municipale précédente alors même que vous avez gagné cette élection sur des promesses d’écologie. Malgré la campagne outrancière de l’opposition vous présentant comme voulant plonger la ville en décroissance immédiate, les bisontins ont voté en majorité pour vous sur vos engagements écologistes.Vous êtes attendu.e.s.
Votre mandat, ce mandat 2020-2026, a été baptisé par les organisations environnementales comme « le dernier pour le climat » ! Il exige un horizon très clair, et surtout un courage politique inédit. Vous avez été élu.e.s pour cela.
« Chaque jour où nous ne parvenons pas à agir est un jour où nous nous rapprochons un peu du destin qu’aucun d’entre nous ne souhaite – un destin qui résonnera à travers les générations dans les dommages causés à l’humanité et à la vie sur Terre ». Antonio Guttieres, Secrétaire général de l’ONU, septembre 2018
Cordialement,
Alternatiba Besançon

*) https://blogs.alternatives-economiques.fr/chassignet/2019/12/12/commerces-de-proximite-en-finir-avec-le-dogme-du-no-parking-no-business

150e anniversaire. Faisons vivre la Commune !

En partenariat avec l’association historique des « Amies et amis de la Commune de Paris », le site associatif « Faisons vivre la Commune ! » (https ://faisonsvivrelacommune.org) propose de fédérer toutes les informations concernant les initiatives concernant le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Initié depuis plusieurs mois, ce site est une véritable mine pour être informés des films, débats, pièce des théâtres, expositions, spectacles qui se dérouleront (si les conditions sanitaires le permettent) à partir de début mars 2020. Pour préparer cet évènement, sept numéros d’un journal Actualité(s) de la Commune ont été publiés au fil des derniers mois. Consultable en ligne, chacun de ces journaux est organisé autour d’un thème. Ainsi le n°1 est consacré au militant Eugène Varlin, le numéro suivant porte sur « L’occupation des ronds points et la démocratie réelle », en lien on l’aura compris avec l’actualité sociale contemporaine. Le troisième exemplaire porte sur les femmes… jusqu’au dernier numéro qui touche au thème du cinéma et la Commune. Bref, avec ce site, impossible d’échapper aux bonnes choses qui se préparent pour ce 150e anniversaire, même si la quasi-totalité des évènements se situe à Paris.

https://faisonsvivrelacommune.org/

la Vigie des Vaites histoire et perspectives

Érigée le 17 juin 2020, suite à l’appel contre la réintoxication du monde1 et répondant à ce moment-là à un besoin d’occuper le terrain (le risque de redémarrage des travaux étant réel2, la tour de la VIGIE, montée comme une tour de guet en référence à l’étymologie du mot Vaîtes, devient instantanément le SYMBOLE de ce moment fort où cette centaine de personnes de tous horizons, cultures politiques et âges se sont unies contre le projet de bétonisation des jardins des Vaîtes.

Les Vaîtes sont le poumon vert de Besançon, une zone humide à conserver, tant pour la préservation de la biodiversitéé que pour la relocalisation de la production agricole.
Historiquement, il y avait ici un grand nombre de maraîchers qui approvisionnaient la ville, avant l’invasion de l’agro-industrie et des hypermarchés. Aujourd’hui encore, il y a de nombreux jardins vivriers entretenus par des particuliers de toutes origines sociales et quelques maraîchers. Ce sont de véritables lieux de ressources économiques et de liens sociaux.

Cette journée du 17 juin s’inscrit dans la lutte menée depuis plus de 10 ans par différentes associations3 pour maintenir cet espace vert à l’abri de toute construction. Elle a permis à ceux.celles de plus en plus concerné.e.s et consterné.e.s par la situation écologique dramatique, à ceux.celles à qui le confinement a davantage ouvert les yeux et donné l’envie d’agir, aux voisin.e.s curieux.ses et sympathisant.e.s, aux militant.e.s engagé.e.s averti.e.s, aux passant.e.s, aux sympathisant.e.s… de se joindre à la lutte contre le projet d’écoquartier des Vaîtes, pour s’y engager concrètement.

1 Appel du 17 juin https://lundi.am/Agir-contre-la-reintoxication-du-monde

2 Au mois de juin, les militant.e.s opposé.e.s au projet d’éco-quartier attendaient le délibéré du Conseil d’Etat, les agents de Territoire 25 faisaient déjà le tour du quartier pour dire aux jardiniers de se préparer à dégager, vu qu’ils étaient sûr de gagner et que les travaux allaient reprendre. Pour rappel, l’association des Jardins des Vaîtes et France Nature Environnement (FNE) avaient gagné leur recours contre les travaux au Tribunal Administratif et suite à cela, Territoire 25, le bras armé de la Municipalité pour ce projet, avait déposé un recours au Conseil d’Etat. C’est par rapport à cette situation incertaine qu’ANV COP 21 et XR Besançon ont décidé de monter cette action, en suivant l’appel du 17 juin.

3 L’association Les Vaîtes, l’association Les Jardins des Vaîtes.

Pour lire la suite téléchargez le fichier ci dssous

Manifester au temps du confinement

Convention européenne des droits de l’Homme,articles 10 et 11

Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté
d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou
des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans
considération de frontière. (…) Toute personne a droit à la liberté de réunion
pacifique et à la liberté d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres
des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.»

Pour connaitre vos droits téléchargez la fiche de la LDH ci dessous