Tout a été dit et redit sur les méfaits de la constitution de la Vème République.
Une constitution monarchique et dépolitisante qui déposséde les citoyens et les citoyennes de la chose publique, qui concentre les pouvoirs dans les mains d’un seul homme et renforce les phénomènes de verticalité et de délégation de pouvoir a tous les échelons de la société. Nulle part n’existe, a l’avantage de la présidence, un tel déséquilibre entre l’exécutif et le législatif
En ces temps de crise aggravée de la représentation politique, les critiques contre cette constitution se sont accumulées depuis plusieurs décennies.
Dans notre camp, la nécessite d’une nouvelle constitution fait l’unanimité même si le débat reste ouvert sur son contenu ou ses formes.
Personne ne peut donc ignorer l’importance de cette élection présidentielle. La question qui se pose n’est pas de la contourner mais bien de savoir comment l’aborder, en indiquant par les actes qu’on veut mettre fin a la constitution de la Vème République et subvertir cette élection présidentielle.
S’y prendre tout autrement est donc l’essentiel : le ≪ déjà la ≫, en la matière, consiste a poser des actes forts pour faire autrement que les autres : de Macron a Le Pen en passant par la droite ≪ républicaine ≫, tous et toutes sont favorables a la constitution monarchique, instrument idéal pour les droites..
Bien sur, si s’impose la nécessite de se rassembler a gauche pour éviter un face-a-face mortifère Macron-Le Pen, il est aussi clair que toute démarche de cartel est vouée a l’échec.
pour lire la suite téléchargez le fichier cidessous
Loi « séparatisme » : une dérive droitière totalement assumée par Macron
par Cassandre Solon
Causes et conséquences du conflit au Haut-Karabagh par Clémentine Autain
L’air de rien, respirer en France tue
Giacometti : C’est « L’Homme qui marche », pas la République Par Clément Ourgaud
Christine Delphy, Classer, dominer : Qui sont les autres ? « Il est urgent de revoir nos façons de penser l’articulation et l’imbrication du patriarcat et du racisme, ainsi que nos façons de faire militantes. Le mouvement féministe ne peut vivre que s’il devient réellement universel et prend en compte toutes les femmes, toutes leurs situations et toutes les révoltes.»
ENSEMBLE VOUS PROPOSE UNE BROCHURE SUR LA SITUATION INTERNATIONALE
La commission internationale d’Ensemble ! a réalisé un gros travail de synthèse sur la situation internationale. Il en est résulté la réalisation d’une brochure intitulée « International. Entre ambitions, tensions et révolutions, un monde de plus en plus complexe« . C’est à la fois une très belle réalisation sur le plan formel (nombreuses illustrations et cartes en quadrichromie) et une étude de près d’une centaine de pages dont la qualité intellectuelle est remarquable.
Tout en sachant évidemment qu’il n’était pas possible de tout dire, ni de tout envisager !
Notre objectif était de proposer une analyse d’abord des dynamiques contradictoires dont le monde est traversé, ensuite une revue des espaces en tension. Détail ci-dessous. Bref, un vaste chantier que cette brochure a comme seule ambition d’ouvrir !
PREMIÈRE PARTIE : UN MONDE TRAVERSÉ DE DYNAMIQUES CONTRADICTOIRES
1. Une crise systémique et multidimensionnelle p.4
2. Un nouveau contexte global complexe, mondialisé et multipolaire p.5
3. L’Union européenne p.15
4. Le multilatéralisme en question p.18
5. De nouvelles instances internationales et un espace public planétaire, une utopie concrète p.25
6. Impérialisme(s) et anti-impérialisme p.28
7. Internationalisme et altermondialisme p.31
8. Une révolution féministe mondiale p.35
9. Que nous disent les soulèvements populaires p.40
DEUXIÈME PARTIE : DES ESPACES EN TENSION
1. Les États-Unis un rôle mondial miné de l’intérieur p.48
2. La Russie, un retour sur la scène internationale p.55
3. La Chine, un rôle à la mesure de sa puissance économique p.58
4. Le Moyen-Orient, une région aux affrontements multiples (Israël/Palestine, Syrie, Liban, Iran, question du gaz) p.61
5. Entre processus révolutionnaire et dislocation (Tunisie, Algérie, Libye) p. 77
Pétition intersyndicale pour le pouvoir d’achat des retraités Proposée par CGT, FGR, FO, FSU, Solidaires, Ensemble et solidaires, LSR Rassemblons-nous autour de ces exigences : 100 € de suite pour rattraper le pouvoir d’achat des retraité·e·s à valoir sur la revalorisation des pensions calculée sur l’évolution du salaire moyen. Accès à la santé pour tous. Prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % dans la branche maladie de la Sécurité sociale. Signez la pétition : http://chng.it/5HDCZ4JrQh
Signons la pétition : Change.org/sauvons le 3919 Portée par la Fédération Nationale de Solidarités Femmes, soutenue par une tribune parue dans Le Monde du 17 novembre signée par de nombreuses personnalités. Protéger les victimes de violence conjugales est une mission d’intérêt général, elle ne saurait être soumise à une logique de marché. Alors que les violences à l’encontre des femmes sont officiellement au cœur des préoccupations du gouvernement, ce dernier voudrait mettre en concurrence la gestion du 3919, ce qui représente un risque majeur de voir la qualité du service proposé aux femmes victimes de violences réduite ; Mettre en concurrence le 3919, c’est prendre le risque de faire vaciller un réseau national d’associations de terrain et de leurs partenaires
La victoire de Biden, moins convaincante que prévue, est une très bonne nouvelle.
Après avoir battu le porte-parole de la gauche, Bernie Sanders, lors des primaires, il avait choisi une strategie de séduction des républicains modérés.
Pourtant, dans ses bastions Trump a souvent améliore ses scores. Il a gagne 8 millions de voix. Il a été soutenu par une majorité de l’électorat blanc, un tiers des hispanophones et, malgré les ravages du Covid, par une majorité des plus age.es. La frange fascisante, lourdement armée de sa base, a gagne en confiance et en organisation.
Le trumpisme, même sans lui, a encore de beaux jours.
Il étend même son influence hors des Etats-Unis.
Cependant, la peur de ≪ 4 années de plus ≫ a fini par l’emporter.
Une campagne de terrain, menée surtout par des militant.es issu.es des rangs de Sanders ou des ≪ Black Lives Matter ≫, a grandement contribue aux bons resultats dans des grandes villes comme Philadelphie et Atlanta et a fait basculer quelques Etats clés. Pres de 90 % des afro-américaine .es ont vote pour Biden. Il faut saluer la belle victoire de plusieurs représentant.es de cette nouvelle gauche, dont Alexandria Ocasio-Cortez ou Ilhan Omar.
Pour lire la suite téléchargez le fichier ci dessous
Organisé par EELV et la « Commission Industrie – EELV Nord Comtois » Pour tout renseignement, contacter Eric OTERNAUD – 06 85 59 12 82 –eoternaud@gmail.com ou Anna Maillard Responsable du Groupe Local Pays de Montbéliard, 06 33 97 26 99
Derrière l’accusation d’ »islamo-gauchisme », les classes dirigeantes veulent cacher leur propre responsabilité dans le terrorisme islamique, lourde du fait de leurs liens avec les pétromonarchies et leur radicalisation néolibérale. Ce qui émerge, en fait, c’est un «capitalo-fascisme», qui abandonne les idéaux républicains de liberté, d’égalité et de fraternité pour maintenir un ordre inégal, destructeur de la biosphère, et écrasant les libertés publiques.
Les chiens sont lâchés. Meute hurlante, babines retroussées, bave en gueule, crocs brandis, ils ont couru, sitôt l’abominable meurtre de Samuel Paty perpétré, sus au prétendu responsable de l’attentat, l’«islamo-gauchisme». Pendant que les trolls droitistes se déchaînaient sur les réseaux sociaux, le ministre Blanquer accusait nommément le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, tout comme un ex-Premier ministre PS, Manuel Valls, tandis que d’anonymes imbéciles taguaient «collabo» sur le siège du Parti communiste et que d’autres mettaient en cause des élus d’EELV.
Il ne devrait y avoir au sein du mouvement émancipateur et écologiste aucune crainte devant un tel déferlement de haine, sinon de l’effroi devant tant de capacité à mentir. Car ce que veulent cacher ces lanceurs de fatwa, c’est leur propre responsabilité, eux dont le camp est au pouvoir depuis 2002 : leur incapacité en tant que responsables de la police à cibler les islamistes, malgré la régression constante des libertés publiques qu’ils ont promu au nom de «la lutte contre le terrorisme», leur amitié constante et financièrement intéressée avec les régimes d’Arabie saoudite et du Qatar, régimes qui ont soutenu politiquement et économiquement l’islamisme radical, leur vindicte constante et anxiogène contre les musulmans, qui ne peut que pousser les esprits les plus faibles de cette religion à tomber dans la haine en retour, leurs complicités douteuses — des proches de Marine Le Pen manifestant en 2009 avec Abdelhakim Sefrioui, mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de Conflans, ou le directeur du Point — dont un fonds de commerce est la dénonciation de l’islam —, Franz-Olivier Giesbert, présentant en 2014 Tariq Ramadan comme «un grand philosophe international».
Mais il faut, pour comprendre ce qui se passe et surmonter ces tombereaux de fiel, prendre du champ. Comme je l’ai expliqué dans Tout est prêt pour que tout empire (Seuil, 2017), l’islamisme radical est intimement entremêlé avec l’évolution du capitalisme des quarante dernières années : pour faire pièce à l’invasion soviétique dans les années 1980, les États-Unis ont, par l’intermédiaire de l’Arabie saoudite, armé les factions musulmanes les plus radicales, les aidant à prendre de l’envergure. De surcroît, nonobstant le tournant rigoriste pris par l’Arabie saoudite après l’occupation de La Mecque par des extrémistes musulmans en 1980, les pays occidentaux ont maintenu les meilleurs liens avec ce pays et les autres pétro-monarchies, en raison de leurs fournitures de pétrole, alors qu’ils savaient que ces pays soutenaient le développement d’un islamisme radical. L’invasion criminelle de l’Irak en 2003 par les États-Unis et leurs alliés a encore contribué à jeter de l’huile sur le feu du terrorisme international. Autrement dit, le refus de s’affranchir de la dépendance pétrolière et de mener une vraie politique climatique a conduit les dirigeants occidentaux à fermer les yeux sur ce qui allait devenir, à partir du 11 septembre 2001, un cauchemar.
Il faut cibler les causes du phénomène, à savoir ces alliances coupables et notre dépendance au pétrole qui en est le ressort
Tout ceci n’implique pas qu’il faille minorer la menace que fait peser l’islamisme radical sur la société — et d’autant moins quand les apprentis sorciers qui l’ont aidé à se développer attisent en retour les ferments de la division et de la haine. Mais cela signifie qu’il faut cibler les causes et les responsables du phénomène, à savoir ces alliances coupables et notre dépendance au pétrole qui en est le ressort. Et que, plutôt que de se livrer à l’incantation des «valeurs républicaines» dans une société devenue profondément inégalitaire et oligarchique (le contraire de ce que l’on entend usuellement en France par «républicain»), il faut redire que l’enjeu essentiel pour refaire société est de faire reculer l’inégalité et de renforcer les outils intégrateurs que sont l’école, la santé, et l’accès à l’emploi.
Il faut aussi affirmer avec force que l’islamisme radical, malgré les crimes abominables qu’il peut susciter, est un péril secondaire par rapport à la catastrophe écologique planétaire en cours, et dont les chiens hurlants du moment négligent si opportunément l’existence. Car en fait, leur hargne si bruyante ne vise qu’à couvrir la radicalisation de la politique des capitalistes. Ceux-ci, tout en stimulant le désastre écologique, poursuivent le projet néolibéral de privatisation généralisée et veulent un déploiement illimité des techniques numériques. Comme ce projet est de plus en plus inacceptable, les classes dirigeantes ont choisi d’aller vers des formes de gouvernement toujours plus autoritaires. Elles reprennent aussi sans barguigner les thèmes d’islamisme, de sécurité, d’immigration, pour détourner vers ces boucs émissaires la colère populaire. Le but de la manœuvre est de refouler toute idée de se tourner vers une gauche revigorée qui voudrait s’attaquer à la réforme de la fiscalité des riches, à l’évasion fiscale des multinationales, et entreprendre une politique écologique.
Ce qui se fait ainsi jour est un capitalo-fascisme, qui abandonne les idéaux républicains de liberté, d’égalité et de fraternité pour maintenir un ordre inégal, destructeur de la biosphère, et écrasant les libertés publiques. Plutôt que de se défendre d’un «islamo-gauchisme»sans substance réelle, le mouvement émancipateur et écologiste doit faire front dans l’unité, et attaquer sans broncher les politiques désastreuses menées par les capitalistes et par leurs laquais.