Jeudi 16 juillet BESANCON; à la Vigie des Vaites rue Max Jacob; Comment créer une ville soutenable

Café citoyen. Comment créer une ville soutenable au plan écologique et alimentaire ?

Jeudi 16 juillet, 18h30, à la Vigie des Vaites, rue Max Jacob, Besançon


Présentation du thème par un sociologue

Entrée gratuite

pour anticiper vous pouvez consulter les informations sur le dossier à télécharger ci dessous

Samedi 11 juillet 2020 Besançon. Débat sur la gratuité, organisé par Attac.


C’est dans le cadre du site occupé des Vaites que l’association altermondialiste avait invité Yan Porte, animateur de l’association Motris, mouvement pour une transition intelligente de la société (www.motris.fr) de Metz … . Cette association a pour fonction d’offrir gratuitement des objets donnés par la population à ceux qui en ont besoin. Grâce à des subventions municipales et autres, l’association a permis de créer des emplois qui encadrent et organisent le don d’objets, leur tri et leur mise à disposition pour celles et ceux qui en besoin. La présentation de l’organisation et du fonctionnement de Motris a constitué l’essentiel du discours introductif. Si les explications fournies par l’orateur placent assez classiquement son association sur le même créneau que les associations caritatives (Emmaüs, Secours populaire ou catholique…), le plaidoyer en faveur du développement du principe de la gratuité en plus, il n’en reste pas moins que le débat a permis de faire surgir des questions tout à fait intéressantes. En effet, comment monter en généralité et faire du principe de la gratuité un mode de fonctionnement généralisé ? Les réponses de l’orateur et surtout la dynamique de la discussion ont ouvert des perspectives. Oui, il est possible (et même souhaitable) de faire de l’accès à des droits (au logement, au transport, sur lequel on a beaucoup insisté, à des « biens communs » d’une manière plus générale) une bataille politique dans l’optique d’une rupture avec le modèle marchand et capitaliste. Bien entendu, comme tout débat, les échanges mêlent des aspects triviaux, voire inexacts (par ex. la soumission des populations au principe de l’esclavage), des dimensions philosophiques sur lesquels il est bien difficile de trancher (l’Homme est porteur de besoins infinis, dans un monde fini), mais aussi des pistes pour agir ici et maintenant (comment mettre en œuvre le principe d’un droit généralisé aux transports gratuits après les municipales bisontines). Bref, ce débat a permis un moment d’échanges utiles, sous le chaud soleil du site occupé.

Mardi 14 juillet 2020 Rassemblement pour la défense de l’hôpital public

Besançon 14 juillet. Rassemblement pour la défense de l’hôpital public

Suite à un appel national de la CGT et de Sud, épaulé localement par le Comité de défense de la santé publique, ce sont deux bonnes centaines de personnes qui se sont rassemblés place de la Révolution. Les conclusions du Ségur de la santé, qui ont été signées par le bloc CFDT-FO-UNSA , n’est pas à la hauteur des revendications exprimées, tant en matière d’augmentation salariale que de créations de postes.

 Si les personnels de santé se comptaient sur les doigts des deux mains, de nombreuses figures militantes étaient présentes. Des prises de parole ont été organisées. Des représentants de l’hôpital de Dole, durement affecté par les restrictions de lits et de personnels, ont livré leur témoignage. Une Marseillaise , de circonstance, « aménagée » (lire le texte ci-joint), a été chanté, le poing levé. Puis le comité de défense de la santé publique avait organisé une remise de médaille pour le président de la République, dénonçant l’austérité pour la santé. 

Sous l’impulsion des Gilets jaunes, une manifestation s’est ensuite élancée dans les rues de la ville. S’il y a clairement des marges pour amplifier la mobilisation, la retombée médiatique de cette initiative a été très importante, preuve de la sensibilité large dont bénéficie le monde soignant dans le grand public.

La santé est notre affaire

La santé est notre affaire

Des dizaines de milliers de soignants et d’usagers ont manifesté ces dernières semaines prolongeant la mobilisation commune et solidaire de plus d’une année dans les hôpitaux et dans la population. Pour recevoir en urgence les moyens enlevés par des règles comptables au nom de politiques d’austérité , et reprendre la main sur leur métier en lien avec les patients.

Chacun·e a pu mesurer les effets destructeurs des réductions drastiques d’effectifs soignants et de lits de réanimation, dont la conséquence a été l’épuisement des personnels, la dégradation des conditions d’accès aux soins et la disparition de moyens de prévention (masques, tests, gel hydro-alcoolique) de santé publique et le quasi-abandon des EHPAD et de la psychiatrie pendant le pic de l’épidémie.

Ce sont ces mêmes restructurations incessantes et leurs fermetures de services de proximité qui ont continué à s’appliquer et sont en perspective comme la fermeture planifiée de 15 lits dans le service de Soins de Suite et de Rééducation (SSR) au CHU de Besançon sur le site de l’Hôpital Saint Jacques.

Le « Ségur de la santé » ne débouche pas sur des mesures à la hauteur des enjeux (Voir ci dessous).

La mobilisation va se prolonger, notamment par le rassemblement de ce jour.

Les objectifs des soignants

• la revalorisation générale de 300 euros au minimum des salaires de tous les

personnels et reconnaissance des qualifications des professionnel·le·s.

• un plan de formation pluridisciplinaire et un plan recrutement de personnel.

• des moyens financiers significatifs pour les établissements, ce qui passe par une augmentation substantielle des budgets 2020 et 2021 et l’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits.

• de réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de la prise en charge pour la population sur tout le territoire.

• la protection des données de santé et le refus de leur diffusion à dessecteurs marchands qui porte atteinte aux libertés de confidentialité individuelles, comme le « traçage » actuel.

C’est à nous, usager.es et salarié.es de décider et de gérer.

La santé est notre affaire et ce dans tous les domaines : dans les hôpitaux, les EHPAD, les entreprises, les écoles, les transports… par une conception de la santé qui ne se réduise pas à l’absence de maladie mais permette à chacun·e d’agir sur son environnement, notamment par une politique de prévention et le développement de centres de santé publics de proximité. La perspective est la reconquête d’une sécurité sociale solidaire financée par les cotisations sociales, salaire socialisé étendu à une taxe sur les patrimoines, et répondant à des besoins définis en commun

Ségur de la santé, le combat continue !

Le Ségur de la santé était mal engagé : la fédération SUD Santé-Sociaux avait claqué la porte ; la négociation sur les rémunérations avec les médecins avait tourné court. Le 16 juin a vu une mobilisation d’ampleur des personnels et de la population en défense du service public hospitalier et pour les revendications. Des manifestations et des rassemblements dans plus de 250 villes. La colère n’est pas retombée. Dès le lendemain, le gouvernement, par la voix du ministre de la santé Olivier Véran, a annoncé qu’il mettait sur la table 7,5 milliards d’euros. « Totalement insuffisant » ont répondu syndicats et collectifs. Surtout que Véran a annoncé sans autre précision que cette somme concernerait les personnels hospitaliers, le médico-social, notamment les EHPAD, avec leurs 450 000 salariés, mais aussi le secteur privé ! Sur la gouvernance hospitalière, les restructurations en cours, les embauches, la réouverture de services et de lits : rien ou insuffisant ! Première leçon à en tirer : seul le rapport de force face à ce pouvoir désavoué aux municipales pourra imposer les revendications et mettre un coup d’arrêt à sa politique de recul social.

Deuxième leçon : il faut renforcer et développer le combat commun usagers – soignant·es.

Qui est Jean Castex, le nouveau premier ministre

Il était l’un des promoteurs de la tarification à l’acte et de la restructuration du système hospitalier entre 2005 et 2007 quand il était directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé (DHOS), Xavier Bertrand étant ministre de la santé. C’est lui qui a été à la manoeuvre pour introduire la notion d’objectifs dans l’hôpital et une rationalisation des coûts.

FEMINISTES TANT QU’IL LE FAUDRA

Comme dans beaucoup d’autres villes Besançon a vu se réunir, vendredi 10 juillet, esplanade des droits de l’Homme, environ 200 personnes contre les moninations de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur et d’Eric Dupont Moretti comme garde des sceaux. C’est le collectif autonome des « colleuses contre les féminicides » qui a relayé  l’appel national.

Beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes femmes – la rélève féministe ! – Des pancartes aux slogans originaux, forts rappelaient les faits : Gérald Darmanin, présumé innocent, est accusé de viol et Eric Dupont Moretti s’est distingué par ses propos critiques à l’égard des féministes et de la vague Mee Too n’hésitant pas à déclarer qu’il « sauterait volontiers à la gorge des dites féministes ».

Nous avons chanté l’hymne des femmes  » debout femmes esclaves, brisons nos entraves… » et avec les jeunes nous avons scandé  » nous sommes fortes, nous sommes fières et féministes et radicales et en colère ».

La manif sur l’esplanade des droits humains Crédit photo Ensemble!Franche Comté Edith
La manif sur l’esplanade des droits humains Crédit photo Ensemble!Franche Comté Edith
La manif sur l’esplanade des droits humains Crédit photo Ensemble!Franche Comté Edith
La manif sur l’esplanade des droits humains Crédit photo Ensemble!Franche Comté Edith
La manif sur l’esplanade des droits humains Crédit photo Ensemble!Franche Comté Edith

Lettre électronique n° 1 juin 2020

Le Ségur de la santé était mal engagé: la fédération SUD Santé-Sociaux avait claqué la porte; la négociation sur les rémunérations avec les médecins avait tourné court.Le 16 juin a vu une mobilisation d’ampleur des personnels et de la population en défense du service public hospitalier et pour les revendications: 300 euros pour tous et toutes, embauches, nouvelle gouvernance, réouverture des lits et des services. Des manifestations et des rassemblements dans plus de 250 villes. La colère n’est pas retombée.Dès le lendemain, le gouvernement, par la voix du ministre de la santé Olivier Veran, a annoncé qu’il mettait sur la table 6 milliards d’euros.«Totalement insuffisant» ont répondu syndicats et collectifs. Surtout que Veran a annoncé sans autre précision que cette somme concernerait les personnels hospitaliers, le médico-social, notamment les Ehpad, avec leurs 450000 salariés, mais aussi le secteur privé!Sur la gouvernance hospitalière, les restructurations en cours, les embauches, la réouverture de services et de lits: rien!Il s’agit d’une véritable provocation.Une première leçonà en tirer : seul le rapport de force face à ce pouvoir désavoué aux municipales pourra imposer les revendications et mettre un coup d’arrêt à sa politique de recul social.Une deuxième leçon: il faut renforcer et développer le combat commun usagers – soignant·es.

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Le jour d’après a commencé n°12

DES APPELS A LA PELLE

« Plus jamais ça« , « Ensemble tout est possible soyons responsable« , « Se fédérer« , « Pour un Conseil national de la nouvelle résistance » (CNNR),… dans un contexte de crise générale, appels et initiatives  collectives se multiplient et témoignent de la recherche d’alternative. Leurs protagonistes annoncent la volonté d’agir en faveur de plus de justice, de solidarité, de démocratie, en faveur du climat et de l’écologie. Il y a des niveaux d’intervention collectif et unitaire comme pour « Plus jamais ça« .

« Ensemble tout est possible » et « Se fédérer » appellent sur une base anticapitaliste a l’unité, a l’initiative a partir des « déjà-la » et a la réorganisation des institutions. Le CNNR s’emploie à énoncer des principes qui devraient servir à une nouvelle constitution. Tout cela n’est pas contradictoire.

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Le jour d’après à commencé N°11

FACE A LA PANDEMIE, LES PEUPLES DES PAYS DU ≪ SUD ≫ ONT PRIS LEURS AFFAIRES EN MAIN

Si l’épidémie a pris de court l’ensemble de la planète, les conséquences pour les ont varie selon le niveau de développement des différents pays. A ce jour il semble que les taux de mortalité soient les plus forts en Europe et aux USA mais le virus circule toujours et ce qui se passe au Brésil peut faire craindre le pire dans d’autres pays du ≪ Sud ≫. Le seul recours des populations a ete de prendre leurs affaires en main dans beaucoup d’endroits du globe même si ici nous ne rapporterons que des exemples vécus dans les pays arabes.

Le Covid-19 a dévoile a quel point les infrastructures sanitaires, dans la plupart de ces pays, étaient détériorées, révélant l’ampleur de la dévastation laissée par des décennies de ≪ politiques d’ajustement structurel ≫ et de corruption. Mais il a aussi mis en lumière l’importance des initiatives de solidarité populaire……….

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