Samedis 16 janvier 2021: Bonne année, bonne santé. Visio-conférences de 16-19 h sur les chaines Youtube et pages Facebook de Radio BIP et Média25, ainsi qu’en FM 96.9, fréquence de Radio BIP

Bonne année, bonne santé. Visio-conférences
Samedis 16 et 23 janvier 2021, en visio exclusive sur les chaines Youtube et pages Facebook de Radio BIP et Média25, ainsi qu’en FM 96.9, fréquence de Radio BIP Organisé par le Comité de défense de la Santé Publique du Doubs (CDSP 25)

http://radiobip.fr/site/blog/2021/01/12/webconference-bonne-annee-bonne-sante/


Des interventions courtes et pertinentes diffusées en direct. Le Comité de défense de Santé Publique du Doubs (CDSP 25) s’est créé, à la suite d’une “casserolade“ autour du CHRU Jean Minjoz de Besançon au mois de juin 2020. Il a rejoint depuis la “Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité“. Le CDSP 25 a la particularité de s’être implanté dans un secteur urbain, disposant d’un CHRU en son cœur, ce qui est rare et même unique parmi les comités de défense d’usagers. Il est composé de multiples acteurs : usagers évidemment, membres de collectifs divers, d’associations, de syndicats et de partis ou mouvements politiques. L’objectif du comité est de promouvoir et défendre un système de santé performant, gratuit pour toutes et tous, équitablement réparti sur le territoire. Les Samedis Santé présentés en ce mois de janvier 2021 seront l’occasion pour le Comité de se dévoiler en souhaitant aux usagers de la santé, une “Bonne année et une bonne santé“, thème rhétorique de ces Samedis, avec des intervenants qui permettent la réflexion mais aussi … le débat.

La SANTÉ, du bien-être individuel à l’universalité …“
Samedi 16 janvier,
Introduction par le Pr Thinès, neurochirurgien, chef de service au CHRU de Besançon.
« Bonne année, bonne santé… de quoi parle-t-on ? » avec Denis Viennet, professeur de philosophie, Roberte Vermot-Desroches, Conseillère Principale d’Education, Gabriel Viennet, médecin retraité.
16h45 Notre « modèle à la française détricoté par la logique libérale… » avec Michel Antony, Coordination Nationale des CDSP, Frédéric Boccara “économistes atterrés“, membre du CESE : (Les enjeux économiques dans la santé ; hôpital, médicaments et vaccins), Florent Uzzeni, responsable des programmes d’Urgences à MSF (Coût des soins de santé pour les plus pauvres)
17h45 « Les “acteurs“ de la Santé : entre dévotion, masochisme et marche blanche ? » “Mobilisations collectives chez les soignantEs : sont-elles consensuelles ou contestataires ?“ avec Yvan Saint Saulieu, professeur de sociologie, “Crise sanitaire et avenir du système de santé : une nécessaire prise de conscience collective“ avec le Dr Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, délégué CGT, porte-parole de l’AMUF, avec la Dr Sabrina Ali Benali, médecin aux urgences médicales de Paris

Samedi 16 janvier 2021; Manifestation contre la loi Sécurité globale, contre les lois et mesures liberticides: 10h30, place de la Révolution, Besançon

Manifestation contre la loi Sécurité globale, contre les lois et mesures liberticides
Samedi 16 janvier 2021, 10h30, place de la Révolution, Besançon
Organisé par Solidaires, FSU, CGT, SUD Santé Social, ATTAC, AC !, CNL, Alternatiba, ANV-COP21, AGC !, NPA, PCF, EELV, FI, PG, Ensemble!

RETRAIT DE CETTE LOI SCÉLÉRATE DITE DE SECURITE GLOBALE

Cette loi à l’initiative du député Jean Michel Fauvergue, ancien patron du RAID est un patchwork sécuritaire pour mieux protéger l’action des forces de l’ordre dans toutes les situations.

Avec l’ex article 24 Michel Zecler, tabassé par des policiers (mis à pieds depuis),aurait été le coupable idéal.

Avec l’ex article 24 les migrants de la place de la République à Paris on n’aurait pas su qu’ils avaient été chassés, vidés de leur tente comme des animaux.

Avec l’ex article 24, Madame Le Jay à Nice aurait fait un malaise en trébuchant sur un trottoir.

« Car il était prévu que serait puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification  d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police. »

L’article 24 a disparu mais il est réapparu dans un autre projet de loi dite contre le séparatisme et il ressemble beaucoup à l’article 24 de la loi « sécurité globale  mais en pire….

Les mesures relatives à la vidéosurveillance sont regroupées sous l’article 20 de la proposition de loi. Elles permettent à la police municipale d’exploiter les images de vidéosurveillance auxquelles elle n’avait jusqu’à présent pas accès.

Si la loi est adopté on pourra venir chez vous, le matin, vous mettre en garde à vue parce qu’on pense que vous aviez « l’intention » de vous rendre à une manifestation.

L’article 22 encadre l’usage des drones. Si la loi est adoptée les drones survoleront en permanence notre espace contrôlant nos allez et venues, découvrant ce qui se passe dans nos appartements.

Si la loi est adoptée les policiers municipaux pourront donc faire preuve de la même inventivité que la police nationale en matière de contrôle social. On sait que cette disposition touchera en premier lieu les quartiers populaires et les personnes victimes de racisme et/ou pauvres.

L’article 10 de la proposition de loi concerne les agences de sécurité privée. Si la loi est adoptée, les agences de sécurité privée ne seront plus contrôlés et encadrées, c’est le premier pas pour légitimer ces entreprises et pour sous-traiter de manière croissante la « sécurité » à des milices privées.

Si la loi est adoptée, le port d’arme des policiers et gendarmes hors service sera encore étendu , et ils pourront désormais se rendre armés dans des établissements accueillant du public : cinémas, théâtres, parcs d’attractions . Rappelons qu’en 2017, la loi de Collomb sur la légitime défense facilitait l’usage des armes par les policiers. Résultat, le nombre de morts par an par la police a doublé, les morts étant le plus souvent des personnes victimes de racisme et/ou pauvres..

L’article 23 prive de réduction de peine les personnes condamnées pour avoir commis des actes de violence, ou proféré des menaces, « au préjudice d’une personne investie d’un mandat électif public, d’un agent de l’administration pénitentiaire, de la gendarmerie nationale, des douanes ou de la police nationale, d’un agent de police municipale ou d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire 

Mais cette loi est dans la continuité de toutes celles mises en œuvres ces 15 dernières années, par les différents gouvernements,

Sarkozy, quelques exemples :

Loi pour la sécurité intérieure: extension des contrôles d’identité et des fouilles des voitures ; extension des fichiers de police et du fichier national des empreintes génétiques ; légalisation de la consultation de ces fichiers lors d’enquêtes administratives ; création du délit de racolage passif ; répression de la mendicité, du bruit dans les halls d’immeuble.

La loi relative à la prévention de la délinquance renforce les pouvoirs des maires, durcit les sanctions contre les mineurs dès 10 ans, crée les nouvelles infractions d’embuscade et de guet-apens contre les policiers.  

La loi relative à la rétention de sûreté rend possible l’enfermement, renouvelable chaque année, des criminels condamnés à plus de quinze ans de réclusion.

Hollande:

Prolongement de l’état d’urgence La loi élargit par ailleurs le régime des perquisitions et des assignations à résidence pour l’adapter à la lutte contre le terrorisme. L’état d’urgence sera prolongé ensuite à quatre reprises. La lutte contre le terrorisme fera par ailleurs l’objet durant le quinquennat de 5 lois qui renforcent les services de renseignements ou les prérogatives de la police ainsi que la lutte contre la radicalisation.

Loi sur la déchéance de la nationalité

Macron:

Transposition des lois de l’état d’urgence dans le droit français

loi de sécurité globale

loi sur le séparatisme

Et toutes ces lois font échos à toutes les autres qui accompagnent notre régression sociale (retraite, salaire, temps de travail, pénibilité, santé, etc…

là où la liberté recule , l’obscurité avance avec son cortège de barbarie

Mercredi 13 janvier 2021, 18h30, sur ZOOM. «Essayer de comprendre les rapports de force dans ce monde incertain ». Conférence débat organisé par l’Espace Politique d’innovation

« Essayer de comprendre les rapports de force dans ce monde incertain » Visio-conférence et débat, avec un exposé introductif de Jean-Paul BRUCKERT, historien, qui donnera des éléments d’analyse et de compréhension du monde en cette année 2021.
Mercredi 13 janvier 2021, 18h30, sur ZOOM à 18h30.
Organisé par l’Espace Politique d’innovation (EPI)

Le monde anamorphosé avec comme échelle les dépenses militaires par pays (in Le Nouvel Obs: https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-monde/20140504.RUE3650/douze-cartes-qui-vont-vous-surprendre.html )


Inscription par mail à
epibesancon@yahoo.fr et vous recevrez le lien d’accès.
Les incertitudes concernant la situation internationale sont nombreuses qui incitent à une réflexion tentant de mettre en évidence des lignes de force. Il est clair que les rapports de force dans le monde ont considérablement évolué depuis la chute du Mur (1989) puis la désintégration de l’Union soviétique (1991), et davantage encore dans les années récentes. Le repli de la puissance américaine d’abord, dont le rôle mondial est par ailleurs affaibli de l’intérieur, de plus en plus tournée vers le Pacifique pour faire face à l’émergence de la Chine. Le rôle grandissant de cette dernière ensuite comme pays ne faisant pas mystère de ses ambitions et possédant tous les atouts, y compris militaires, d’une superpuissance (un retour à la bipolarité ?), ce qui n’est pas sans inquiéter tous ses voisins. Par ailleurs, le retour, au prix d’aventures militaires, de la Russie comme acteur majeur sur la scène internationale, concrétise son désir de retrouver son rang. Les initiatives belliqueuses de la Turquie d’Erdogan rêvant au nom d’un islamo-nationalisme de redonner à la Turquie le rôle qu’elle jouait à l’époque de l’empire ottoman, ne laissent pas d’inquiéter. L’une et l’autre contribuent à faire réapparaître l’utilisation de la force comme moyen. Le rôle des groupes djihadistes, devenus de réels acteurs sur la scène internationale, le rôle majeur de l’Iran au Moyen-Orient et sa rivalité avec certains états du Golfe, le bouleversement récent des alliances dans cette région, la « course aux armements » à l’échelle mondiale, constituent autant de traits qui achèvent de modifier complètement les rapports de force à l’échelle mondiale. D’où la proposition d’échanger collectivement sur ces sujets au cours de ce débat.

150e anniversaire. Faisons vivre la Commune !

En partenariat avec l’association historique des « Amies et amis de la Commune de Paris », le site associatif « Faisons vivre la Commune ! » (https ://faisonsvivrelacommune.org) propose de fédérer toutes les informations concernant les initiatives concernant le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Initié depuis plusieurs mois, ce site est une véritable mine pour être informés des films, débats, pièce des théâtres, expositions, spectacles qui se dérouleront (si les conditions sanitaires le permettent) à partir de début mars 2020. Pour préparer cet évènement, sept numéros d’un journal Actualité(s) de la Commune ont été publiés au fil des derniers mois. Consultable en ligne, chacun de ces journaux est organisé autour d’un thème. Ainsi le n°1 est consacré au militant Eugène Varlin, le numéro suivant porte sur « L’occupation des ronds points et la démocratie réelle », en lien on l’aura compris avec l’actualité sociale contemporaine. Le troisième exemplaire porte sur les femmes… jusqu’au dernier numéro qui touche au thème du cinéma et la Commune. Bref, avec ce site, impossible d’échapper aux bonnes choses qui se préparent pour ce 150e anniversaire, même si la quasi-totalité des évènements se situe à Paris.

https://faisonsvivrelacommune.org/

Décès de Jean Jacques BOY

Réactions à la mémoire de Jean-Jacques Boy :

Ces obsèques auront lieu vendredi 15 janvier à 13 H 30 au Crématorium de Saint-Claude. Tous ceux qui le souhaitent pourront y assister, à l’extérieur, où une sonorisation sera installée.

*publiées par Radio Bip

hommage de Henri Lombard , Président de Radio Bip

Jean-Jacques Boy nous a quittés dans la nuit de jeudi à vendredi 8 janvier. Dès ses années d’études à l’ENSMM, puis ingénieur dans cette école, il s’est engagé auprès des associations de solidarité avec le peuple palestinien et les peuples africains. Il est resté un militant infatigable de la solidarité internationale et de l’accueil des étrangers en France.

Sa dernière apparition en public était pont Battant en octobre dernier lorsque nous avons lancé des fleurs dans le Doubs en commémoration de la répression sauvage d’une manifestation pacifique des familles algériennes à PARIS, le 17 octobre 1961, répression par la police parisienne sous les ordres de Papon.

Il avait été à l’initiative de cette cérémonie annuelle il y a une vingtaine d’années.

Je témoigne ici en tant que président de Radio Bip sur le rôle décisif joué par Jean-Jacques dans les premiers pas de la radio pirate Radio 25 depuis 1977, puis dans la création de Radio BIP en 1981.

Le mouvement des radios libres à l’époque espérait un maillage du territoire national par des radiso associatives non commerciales qui donneraient la parole à tous les acteurs locaux de la vie démocratique et contrebalanceraient les informations aseptisées des radios publiques.

Ce mouvement des radios libres non commerciales existe encore aujourd’hui, même si la scène radiophonique a surtout été envahie par des radios commerciales qui nous servent un brouet peu ragoutant à l’image des médias dominants possédés en France par des milliardaires.

Jean-Jacques a été un président exemplaire de Radio Bip pendant les premières années de la Radio.

Il a participé à l’époque à l’élaboration de notre charte qui protège notre indépendance éditoriale et définit nos buts : donner la parole aux acteurs locaux associatifs et syndicaux, être une radio de terrain qui rend compte des mobilisations populaires autrement que par des communiqués ou des compte-rendus bien trop brefs.

Jean-Jacques a animé plusieurs émissions phare de la radio, en particulier « Graffiti sur les murs du silence », qui à l’époque était centrée sur les informations internationales, particulièrment de Palestine, d’Afrique et du Proche-Orient.

Après qu’il se soit éloigné de la radio pour se consacrer à ses activités au sein du Cisia, du CDDLE, de l’Association Germaine Tillion, de Palestine amitié et d’autres encore, l’émission « Graffiti sur les murs du silence » est devenue une émission de commentaire de l’actualité sociale et politique, aussi bien locale que nationale ou internationale.

Entre 2015 et 2020 Jean-Jacques a animé l’émission mensuelle « Des ponts pas des murs » pour rendre compte des activités du Comité de Défense des Droits et des Libertés des Étrangers (CDDLE).

Tous ceux qui l’ont connu de près ont admiré sa gentillesse et son militantisme.

Il avait donné le nom d’Abraham Serfaty à la salle de la radio consacrée aux réunions et aux spectacles. Nous donnerons le nom de Jean-Jacques Boy à notre studio d’émissions, dans lequel il a été si souvent présent.

*hommage de Palestine Amitiés

Aux adhérents de Palestine-Amitié

 Nous avons la très grande tristesse de vous faire part du décès de notre ami, Jean-Jacques BOY. Il était de tous les combats pour défendre les droit de ceux qui en étaient privés, pour rétablir la justice entre les hommes.Il fut membre actif dans notre association avant que la maladie le terrasse car la cause palestinienne lui tenait à cœur : faire connaitre la situation des Palestiniens, était son engagement.Ces obsèques auront lieu vendredi 15 janvier à 13 H 30 au Crématorium de Saint-Claude. Tous ceux qui le souhaitent pourront y assister, à l’extérieur, où une sonorisation sera installée.

Le Conseil d’administration de PALESTINE-AMITIE

* hommage sur Factuel info

http://www.factuel.info/article/jean-jacques-boy-disparition-dun-juste-temps-actuels-007355

*hommage du CCDLE

transcription de l’hommage dit lors des obsèques de JJ Boy par Noëlle Ledeure

Jean-Jacques,

nous ne t’appelions pas seulement Jean-Jacques, pour nous, tu étais aussi JJ, prononcé Djidji parfois, en insistant sur la première syllabe, avec une pointe d’accent méridional dans le sourire, et immédiatement, le tien resplendissait.

En Palestine, tu étais Abu Sara, le papa de Sarah, ainsi que te nommaient affectueusement nos amis des camps de réfugiés d’Aqbat Jabr ou de Deisheh.

Pour certains d’entre nous, tu étais un camarade de syndicat, d’abord à la FSU, puis, passé à Sud Éducation Franche-Comté dont les orientations internationalistes et solidaires correspondaient mieux aux tiennes, tu as pris les responsabilités de la trésorerie pendant de longues années. Élu et constamment réélu par tes collègues au Comité technique de l’ENSMM, tu t’y présentais comme tête de liste commune SUD-FSU. Des Ponts, pas des Murs, y compris au travail…

Depuis longtemps déjà, en effet, tu te préoccupais de solidarité internationale avec les victimes de persécutions et de l’accueil des réfugiés sur le sol de notre pays : dès 1994-95, dans le sillage de Pierre Bourdieu, tu avais créé à Besançon le CISIA, Comité International de Solidarité avec les Intellectuels Algériens victimes de la furie meurtrière des Islamistes intégristes. La France refusait de leur délivrer des visas pour qu’ils puissent se réfugier de l’autre côté de la Méditerranée ; c’était intolérable pour toi. Il te fallait agir.

La suite logique de cette bataille politique et juridique pour défendre les droits des Algériens à venir et obtenir l’asile en France, c’est le CDDLE : tu crées, avec des militants de plusieurs organisations et associations, le Collectif de Défense des Droits et Libertés des Etrangers en 1997, dans le but de combattre les lois racistes et d’aider les personnes étrangères à faire valoir leurs droits face à l’Administration d’État. Ceux qui fuyaient la  Bosnie et le Kosovo après les guerres des Balkans, par exemple, pourront ainsi trouver un appui à leur difficile parcours pour obtenir un titre de séjour.

Le CDDLE, pour toi, c’est un parcours de vie et tu en es resté le président, le militant assidu, malgré toutes les limites que t’imposait la maladie. Nous voulons t’en remercier et te dire notre admiration de ne jamais avoir abandonné ce Collectif qui a tendu la main et soutenu tant de personnes dans leurs difficultés à vivre ici et à y trouver leur place.

Je pense en particulier à Siva, le vendeur de roses Indien, que tu as défendu et dont tu as tenté d’empêcher l’expulsion avec toute l’énergie et la détermination qui te caractérisaient.

Dans le sillage du CDDLE, c’est aussi le RESF, Réseau Éducation Sans Frontières, que tu contribueras à animer localement pour défendre la régularisation des familles dont les enfants sont scolarisés : parrainages mixtes citoyens/élus locaux et manifestations mettront en avant la problématique des familles en danger d’expulsion.

Les Cercles de Silence, qui ont longtemps réuni jusqu’à plus de 100 personnes chaque premier samedi du mois à Besançon, sont aussi ton œuvre pour « changer la politique migratoire en France et en Europe », « changer le regard sur les migrants ».

Pendant tout ce temps, la mémoire du martyre des Algériens en France ne te lâche pas. 17 octobre 1961, massacre perpétré à Paris par les sbires du préfet Papon contre des centaines de travailleurs immigrés descendus des banlieues pour dire pacifiquement leur volonté d’Indépendance. Au début des années 2000, tu seras l’un des initiateurs du rassemblement annuel bisontin, sur le pont Battant, chaque 17 octobre, pour honorer leur mémoire et pour que notre République d’aujourd’hui n’oublie pas sur quels crimes d’État elle est assise. Qu’on n’oublie pas non plus « l’autre 8 mai 1945 » à Sétif, à Guelma, à Kherrata, dans le Constantinois, les massacres perpétrés par l’armée française et des milices sur des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants.

Ton Algérie, c’est encore celle des Aurès, celle des Chaouis si chère à Germaine Tillion, l’ethnologue, la Résistante, et à Claude Cornu, le soldat-appelé qui refusa de porter les armes et préféra faire la classe aux enfants. L’association A la Rencontre de Germaine Tillion allait naître de ton amitié pour Djemaâ Djoghlal, fille des Aurès, et qui fut, selon ton expression « l’âme du CISIA ».

Dans ton esprit, il y a place aussi pour d’autres causes justes : sur une autre rive de la Méditerranée, la Palestine et son peuple enfermé derrière des barbelés et aujourd’hui des centaines de kilomètres de Mur. Tu as fait le voyage dès 1983, bien avant les accords d’Oslo qui enterreront le droit au retour des Réfugiés palestiniens sur leurs terres d’avant 1948 et entérinent la séparation de Gaza l’emprisonnée de la Cisjordanie hérissée de colonies israéliennes. D’abord militant à l’AFPS, Association France-Palestine Solidarité, fondée en 2001, tu rejoindras l’association Palestine-Amitié, à sa création en 2010, dont tu seras un membre actif (ses affiches de l’époque sont signées de ta main).Tu regrettais ne pouvoir t’y investir plus, mais tu as refait le voyage vers Jéricho, Jérusalem, Bethlehem et Hébron, en 2010, puis en 2011 avec Sarah, à qui tu as insufflé une belle passion pour la Palestine libre !

Car toutes tes convictions, tu savais les diffuser et les partager, homme de media que tu étais. Ta porteuse de voix à toi a d’abord été Radio 25, fondée en 1977 avec quelques autres partisans des « radios libres » (comprenez interdites d’émettre librement, et donc pourchassées par la police de Giscard) ; vous aviez 20 ans ou un peu plus, vous n’en pouviez plus de l’ORTF – voix de son maître, tu maîtrisais la technique, solide formation à l’ENSMM oblige, Françoise faisait le guet, votre enthousiasme faisait le reste.

L’impertinente radio pirate deviendra Radio Bip en 1981, quand Mitterrand légalisera les radios « libres ».

A propos de Tonton, lui aussi est mort un 7 janvier, 25 ans avant toi. Ironie de l’Histoire…

Mais ce long curriculum ne résout pas la question qui demeure, Jean-Jacques : où puisais-tu cette formidable énergie qui, chez toi, transformait une cause en combat ?

Que ce soit le Maroc des opposants à Hassan II, l’Irlande du Nord et ses militants Républicains martyrisés par l’occupant anglais, l’Algérie combattant pour sa liberté ou contre l’effacement de la mémoire, la Palestine et son droit à la terre, le droit des étrangers à construire leur vie ici et à y trouver asile, rien de ce qui portait atteinte à la fraternité des êtres humains et à leur dignité ne te laissait indifférent.

Et cette constance de ton engagement, tu ne la concevais pas en dehors d’un cadre collectif, tu cherchais toujours à la conjuguer avec ceux qui partageaient ton indignation, ta révolte, par-delà les clivages partisans. C’est ce qui fait que nous sommes si nombreuses et nombreux à t’avoir rencontré et apprécié, si nombreuses et nombreux à avoir voulu partager ce moment de recueillement et d’hommage aujourd’hui, autour de Françoise et Sarah, les femmes de ta vie, « mes danseuses », comme tu disais.

Nous le partageons aussi avec ton père, trop éloigné pour se trouver ici, et ton frère.

A toutes et tous, la famille, les amis, nous voulons dire ce que Jean-Jacques nous a donné, sa disponibilité, sa bonté, sa force de vie, son extraordinaire capacité à porter les combats ; JJ, c’était un laboureur, un tisserand, un semeur de graines, un passeur patient, bienveillant, humble. Et un sourire, un éclat de rire qui résonneront longtemps dans nos têtes.

Salut et fraternité, JJ,

ton esprit espiègle continue de nous accompagner, en particulier dans ce Collectif qui est aussi ton œuvre et que tu nous laisses en partage : Solmiré.

Chanson naïve, du poète palestinien Mahmoud Darwich, traduit par le poète marocain Abdellatif Laâbi, que Jean-Jacques avait invité à Besançon dans le cadre du CISIA

Ici, sur les pentes des collines, face au couchant
Et à la béance du temps,
Près des vergers à l’ombre coupée,
Tels les prisonniers,
Tels les chômeurs,
Nous cultivons l’espoir
A quoi servirait le printemps clément
S’il ne tenait compagnie aux morts, s’il n’accomplissait,
Après eux, la joie de vivre et l’éclat de l’oubli ?

le journal de l’AREV décembre 2020

Défendre la démocratie !

Mais quelle démocratie ?

Le premier problème auquel nous sommes confrontés est cette réalité qui voit la démocratie à travers ses droits et ses libertés, non pas dénoncée et combattue frontalement (comme dans les années 1 930), mais minée pas à pas par diverses contestations de natures apparemment différentes (ce qui ne facilite pas la compréhension, et moins encore la riposte). N’est-elle pas systématiquement rognée, diminuée et minée sous la pression du capital et de la mise en place d’États autoritaires dans différentes régions du monde ? Dans de nombreux États, la généralisation des violences policières en général et dans les quartiers populaires en particulier, en lien avec les discriminations raciales, en est le symbole. Cela venant en France ajouter au malaise provoqué par une dérive autoritaire (minoration du Parlement, utilisation du 49.3, état d’urgence, ordonnances, loi sur la sécurité globale) auquel répond une abstention grandissante des citoyens.

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La Lettre du 6 janvier 2021

VACCINS COVID: UN GOUVERNEMENT IRRESPONSABLE

On a eu l’affaire des masques soi-disant inutiles, des tests insuffisants…La dernière trouvaille macroniste, c’est la course de lenteur sur les vaccins. En une semaine, 500 ont été administrés, alors que d’autres pays ont déjà vacciné des centaines…de milliers de personnes. Si ce n’était pas tragique, ce serait risible. Le Gouvernement n’avait même pas pensé à protéger les soignant.es ! Qu’il y ait des précautions à prendre, des consentements à recueillir, certes. Un des arguments utilisés c’est la nécessité de convaincre les hésitant.es, voire les opposants. Qu’il y ait un problème à cet égard, stimulé par un inquiétant complotisme, c’est vrai. Mais la meilleure manière de convaincre celles et ceux qui, sans être complotistes, hésitent devant les nouveautés représentées par ces vaccins rapidement mis au point, c’est d’avancer sur la vaccination et de montrer son efficacité.

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la Vigie des Vaites histoire et perspectives

Érigée le 17 juin 2020, suite à l’appel contre la réintoxication du monde1 et répondant à ce moment-là à un besoin d’occuper le terrain (le risque de redémarrage des travaux étant réel2, la tour de la VIGIE, montée comme une tour de guet en référence à l’étymologie du mot Vaîtes, devient instantanément le SYMBOLE de ce moment fort où cette centaine de personnes de tous horizons, cultures politiques et âges se sont unies contre le projet de bétonisation des jardins des Vaîtes.

Les Vaîtes sont le poumon vert de Besançon, une zone humide à conserver, tant pour la préservation de la biodiversitéé que pour la relocalisation de la production agricole.
Historiquement, il y avait ici un grand nombre de maraîchers qui approvisionnaient la ville, avant l’invasion de l’agro-industrie et des hypermarchés. Aujourd’hui encore, il y a de nombreux jardins vivriers entretenus par des particuliers de toutes origines sociales et quelques maraîchers. Ce sont de véritables lieux de ressources économiques et de liens sociaux.

Cette journée du 17 juin s’inscrit dans la lutte menée depuis plus de 10 ans par différentes associations3 pour maintenir cet espace vert à l’abri de toute construction. Elle a permis à ceux.celles de plus en plus concerné.e.s et consterné.e.s par la situation écologique dramatique, à ceux.celles à qui le confinement a davantage ouvert les yeux et donné l’envie d’agir, aux voisin.e.s curieux.ses et sympathisant.e.s, aux militant.e.s engagé.e.s averti.e.s, aux passant.e.s, aux sympathisant.e.s… de se joindre à la lutte contre le projet d’écoquartier des Vaîtes, pour s’y engager concrètement.

1 Appel du 17 juin https://lundi.am/Agir-contre-la-reintoxication-du-monde

2 Au mois de juin, les militant.e.s opposé.e.s au projet d’éco-quartier attendaient le délibéré du Conseil d’Etat, les agents de Territoire 25 faisaient déjà le tour du quartier pour dire aux jardiniers de se préparer à dégager, vu qu’ils étaient sûr de gagner et que les travaux allaient reprendre. Pour rappel, l’association des Jardins des Vaîtes et France Nature Environnement (FNE) avaient gagné leur recours contre les travaux au Tribunal Administratif et suite à cela, Territoire 25, le bras armé de la Municipalité pour ce projet, avait déposé un recours au Conseil d’Etat. C’est par rapport à cette situation incertaine qu’ANV COP 21 et XR Besançon ont décidé de monter cette action, en suivant l’appel du 17 juin.

3 L’association Les Vaîtes, l’association Les Jardins des Vaîtes.

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Lettre ouverte d’Alternatiba Besançon à Madame la Maire et aux élu.e.s de la municipalité. 16 Décembre 2020

Le mouvement Ensemble! soutien la démarche d’Alternatiba de Besançon

Lettre ouverte d’Alternatiba Besançon à Madame la Maire et aux élu.e.s de la municipalité. 16 Décembre 2020
Madame la Maire, Mesdames et Messieurs les élus,
Vous savez, comme nous, comme le répètent les scientifiques aux prises avec la question climatique, comme l’a dit et répété Antonio Guttieres à l’ONU, que chaque jour compte, chaque mois doit voir l’avènement de politiques courageuses qui puissent dévier la trajectoire mortifère de nos sociétés. Y compris, nous disons même surtout, dans une période compliquée comme celle que nous traversons.
Votre élection au mois de juin dernier s’est faite sur un programme, au chapitre 5 duquel nous lisons :

« L’organisation de la mobilité et l’offre des modes de transports constituent un des enjeux sociétaux, tant sur le plan social (le droit à la mobilité pour tous) qu’économique (nombreux emplois concernés) et très impérativement écologique. Sur la ville de Besançon, chaque jour, plus de 350 000 déplacements sont réalisés dont presque la moitié sont effectués en voiture particulière.
Dans l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique, les pollutions sonores et atmosphériques et l’ensemble des nuisances générées par ces déplacements, l’équipe Besançon par nature développera et organisera toutes les alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle, en développant plus particulièrement les modes actifs (marche à pied, vélo, etc.), le covoiturage, l’auto partagée et les transports en commun. »
Votre mesure concernant le parking à 1 euro ne va pas dans ce sens. Nous comprenons que cette mesure vise à envoyer un signal en faveur du commerce de centre-ville, fortement impacté par la crise sanitaire. Cependant, et comme vous le savez déjà, la baisse des tarifs de stationnement est une mesure contre-productive en la matière. En effet la théorie du « no parking no business » a été mise à mal par de nombreux-ses urbanistes, dont Olivier Razemon, venu à Besançon il y a peu à l’invitation de la CCI du Doubs défendre l’idée d’une ville apaisée (*).
En comparaison, le pass GINKO 2 voyages à 1 euro n’est à la hauteur ni des enjeux, ni de vos engagements. Il n’est valable que le week-end, là où l’an passé, le pass tribu Noël était valable pendant plus d’un mois. Surtout, il n’est qu’individuel : si vous venez en ville accompagné, ne serait-ce que d’une personne, il vous reviendra moins cher de prendre votre voiture que de prendre le bus. Si vous venez en famille, acheter le pass tribu (à 8,80 euros) vous coûtera beaucoup plus cher que de venir en voiture.
Cette situation exceptionnelle aurait pourtant été une belle occasion de faire preuve de pédagogie pour défendre les modes doux et les transports en commun. Vous parliez dans votre programme de rendre les transports en commun gratuits le samedi (et tous les jours pour les moins de 26 ans) sur tous le réseau Ginko. N’était-ce pas l’occasion de mettre en pratique vos engagements plutôt que d’envoyer invariablement le même signal aux bisontins et grands bisontins : « Votre voiture est la bienvenue ! » ?
Les bouchons, encombrements constatés dans notre ville ces dernières semaines et le cortège de nuisances à plus ou moins long terme qu’elles induisent, ne peuvent plus être la règle, l’habitude.
Vos choix, et nous le regrettons, ressemblent à ceux de l’équipe municipale précédente alors même que vous avez gagné cette élection sur des promesses d’écologie. Malgré la campagne outrancière de l’opposition vous présentant comme voulant plonger la ville en décroissance immédiate, les bisontins ont voté en majorité pour vous sur vos engagements écologistes.Vous êtes attendu.e.s.
Votre mandat, ce mandat 2020-2026, a été baptisé par les organisations environnementales comme « le dernier pour le climat » ! Il exige un horizon très clair, et surtout un courage politique inédit. Vous avez été élu.e.s pour cela.
« Chaque jour où nous ne parvenons pas à agir est un jour où nous nous rapprochons un peu du destin qu’aucun d’entre nous ne souhaite – un destin qui résonnera à travers les générations dans les dommages causés à l’humanité et à la vie sur Terre ». Antonio Guttieres, Secrétaire général de l’ONU, septembre 2018
Cordialement,
Alternatiba Besançon

*) https://blogs.alternatives-economiques.fr/chassignet/2019/12/12/commerces-de-proximite-en-finir-avec-le-dogme-du-no-parking-no-business