Dimanche 28 mars ; DIJON, rassemblement Place DARCY 14h Pour une vraie Loi Climat et la transition écologique et sociale

Départ collectif proposé par Alternatiba Besançon

Le projet de loi Climat est actuellement en examen en commission à l’Assemblée Nationale, puis passera en séance plénière du 29 mars au 16 avril. Pour montrer l’insuffisance de ce projet, les 150 membres de la Convention Citoyenne pour le Climat appellent à la mobilisation partout en France le 28 mars, veille du début de l’examen en plénière. Pour celles et ceux qui le souhaitent, trajet collectif en train (symboliquement, c’est mieux pour une action climat, mais c’est hélas pas gratuit les transports publics). Il est aussi possible de garer les voitures proches de la gare Viotte et de se retrouver à 12h sur le parvis bas Sud de la Gare (proche du tram) pour se répartir covoiturage et train. Départ du train à 12h20 de la gare Viotte (passage par la gare TGV d’Auxon avec départ à 12h50). Arrivée 13h18 à Dijon. Retour vers 18h à Besançon selon le train choisi (Coût plein tarif environ 30 € total aller + retour).
Renseignements et inscription :
Patrick
(O6 30 10 33 85), patrick.bourque.8@gmail.com
L’appel national :
https://vraieloiclimat.fr/28mars/

Tract d’Ensemble! à l’occasion de ces marches dans tout le pays ci dessous :

Une semaine après les grèves pour le climat de la jeunesse, cette nouvelle journée de mobilisation écologique appelée par plus de 350 organisations pour défendre une Loi climat qui respecte les 149 propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat. Malgré les promesses de retranscrire sans filtres ces propositions, seulement 10 d’entre elles sont passées au travers de la moulinette de réécritures voir de suppression du gouvernement. Encore une fois ces « coups du com » ne sont qu’un trompe l’œil de l’écologie libérale qui protège les intérêts des industries polluantes et fait porter la responsabilité sur les classes populaires.Il est urgent de mettre en place une transition écologique et sociale, s’attaquant à toutes les inégalités y compris entre Nord et Sud De construire une politique environnementale avec les travailleurs/euses, les habitant.e.s, les citoyens/nes. Pour maintenir l’objectif de rester en dessous de 1,5°C il ne faut pas compter sur la « croissance verte », mythe impossible dans un monde aux ressources limitées, mais sur une volonté de rupture avec le système capitaliste et productiviste. La crise sanitaire est également une autre preuve de l’urgence de la question écologique. Au contraire des pratiques actuelles il nous faut rapidement : protéger les milieux naturels, développer les transports non polluants, développer l’agriculture bio et paysanne,réduire le temps de travail, sortir du nucléENSEMBLE! QUI SOMMES NOUS?aire, introduire la gratuité des premiers m3 d’eau et des premiers kw/h d’électricité…Mais ce changement est possible par des luttes collectives et unitaires, la condamnation de l’État sur son inaction climatique appuyé par une pétition de 2,3 millions de signatures ou la grève massive en Inde nous montre que nos mobilisations peuvent faire pencher la balance.

Aujourd’hui l’urgence est de construire ensemble la transition !Anticapitalistes : Parce que le capitalisme crée toujours plus d’inégalités, de crises financières et de catastrophes, et qu’il s’appuie sur toutes les oppressions et les renforce : patriarcat, racismes, répression.

ENSEMBLE! QUI SOMMES NOUS?

Démocrates et autogestionnaires : Parce nous souhaitons une société gérée collectivement et démocratiquement. Par ce que nous agissons dès maintenant pour la transformer, dans de multiples expériences. Parce que notre organisation politique doit préfigurer la société que nous souhaitons.

Écologistes : Parce que le réchauffement climatique et les multiples pollutions dégradent chaque jour notre cadre de vie, au point de rendre la Terre de plus en plus inhabitable et de générer, là encore, de plus en plus de catastrophes et d’inégalités.

Féministes : Parce que nous combattons toutes formes d’oppressions et de discriminations

Unitaires : parce qu’aujourd’hui, aucun mouvement politique, syndical, associatif, citoyen ne peut prétendre avoir à lui tout seul toutes les solutions . L’unité est indispensable dans les urnes et dans les luttes.

Internationalistes : Parce que nous ne pouvons penser seulement à la France, dans cette époque où tout est mondialisé ce qui se passe là bas nous concerne, la solidarité internationale est pour nous très importante.@ensemble.frontdegauche localensemble@gmail.com

Pour une vraie Loi Climat et la transition écologique et sociale

retrouvez le tract dans sa version téléchargeable à l’adresse ci dessous

Mercredi 31 mars, 10h30, Place Pasteur, Besançon. Ne baissons pas les bras, rassemblement et manifestation de retraité·e·s

Ne baissons pas les bras, rassemblement et manifestation de retraité·e·s
Mercredi 31 mars, 10h30, Place Pasteur, Besançon
Organisé par CGT, FO, FSU, Solidaires, FGR, LSR

Jeudi 25 mars, 20h. Séances de cinéma virtuel, MONTBELIARD; LURE: « Le char et l’olivier » Film de Roland Nurier

Séances de cinéma virtuel
(voir le programme dans la plate-forme ci-dessous)
proposées par Centre-Images de Montbéliard sur la plateforme de la 25ème Heure.

https://sallevirtuelle.25eheure.com//


« Le char et l’olivier » Film deRoland Nurier
Jeudi 25 mars, 20h
Organisé par les Amis de l’Emancipation Sociale et les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté, co-organisé avec Diversité et le cinéma Méliès à Lure
Film suivi d’un échange en présence de Roland Nurier, Gérard Deneux pour les AES et Odile Mangeot pour les AMD Nord Franche-Comté.
Roland Nurier nous éclaire sur l’histoire de la Palestine de son origine à aujourd’hui, à partir d’éléments factuels incontestables, rappelés par des historiens, des juristes en droit international et par des témoignages de citoyens.
On peut visionner les films proposés jusqu’à 50 kms autour du cinéma concerné. Il suffit d’aller sur la plate-forme ci-dessous et de suivre le mode d’emploi suivant (pour payer la place par internet).
Quand on se trouve sur la page d’accueil :

-se créer un identifiant et un mot de passe
– cliquer sur « séances virtuelles »
– puis sur « autoriser l’accès à la localisation »
Sur la plate-forme :
– remplir le formulaire
– cliquer sur « le char et l’olivier »
– cliquer sur « acheter »
– puis une deuxième fois sur « acheter »
– remplir la fiche connexion … et c’est bon.

Mardi 23 mars, 18h à 19h30; Visioconférence « la haine sur internet et les réseaux sociaux »

LA HAINE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX. – Le blog de Plantu

Visioconférence « la haine sur internet et les réseaux sociaux » avec Maryse Artiguelong, vice-présidente nationale de la LDH.Mardi 23 mars, 18h à 19h30
Il faut s’inscrire avant à l’adresse suivante pour pouvoir y participer : collectif25educationtolerance@gmail.comou : yohann.dirand@leolagrange.org

LaLettre d’Ensemble! du 17 mars 2021

La Commune n’est pas morte

Les anniversaires ont souvent un sens politique fort. Celui du déclenchement de la Commune de Paris, a pour nous une signification particulière. Et le débat qui se déroule à propos de l’hypothèse de sa célébration est très politique, en ces temps où il est de bon ton de répéter que les notions de droite et de gauche sont dépassées. L’historien Pierre Nora, qui vient de la gauche, mais s’en éloigne toujours plus, déclare à France Inter qu’il est opportun de célébrer Napoléon, mort en 1821, mais pas la Commune, qui est pour lui un événement daté, dernière révolution ouvrière du XIXème siècle. Elle le fut certes, mais ses 72 jours qui ébranlèrent Paris furent aussi la première des révolutions sociales des temps à venir. Refusant, le 18 mars 1871, de rendre les canons aux Prussiens qui assiégeaient Paris, les ouvriers et artisans parisiens chassèrent le gouvernement bourgeois de Thiers et entreprirent de profondes transformations sociales et politiques. Elisant au suffrage universel un Conseil général dont le tiers était composé d’ouvriers, la population parisienne réalisait, comme le dira Karl Marx, « la forme enfin trouvée de l’émancipation du travail ». En quelques semaines, la Commune prit des mesures sociales urgentes : remise des loyers impayés, suppression du travail de nuit des boulangers, réquisition de logements vides … Elle reconnut l’union libre, interdit la prostitution et mit en place un début d’égalité salariale hommes-femmes. Elle proclama la séparation de l’Eglise et de l’Etat et décida de la révocabilité des élus. Le tout, sous la menace de l’armée versaillaise et la pression des assiégeants prussiens, alliés pour la circonstance. Elle finit par succomber lors de la dernière semaine, sanglante, de mai 1871. Les milliers de morts jonchant alors le pavé parisien témoignaient que la bourgeoisie avait eu très peur. Pour ces raisons, nous célébrons la Commune de Paris, moment où le peuple prit en main les affaires, comme aujourd’hui celles et ceux qui luttent entendent le faire. Moment où les femmes se dressèrent pour leurs droits comme elles le font aujourd’hui. Symbole de défaite aussi, comme le mouvement ouvrier en connut tant. Mais, moins de 10 ans après, il renaissait encore plus fort. Et c’est en juin 1871, caché pour éviter la répression qu’un communard, Eugène Pottier, écrivait les paroles de l’Internationale. La Commune n’était pas morte, elle est toujours vivante dans la mémoire de celles et ceux qui veulent changer le monde.

Pour lire la Lettre dans son intégralité téléchargez le fichier ci dessous

dimanche 21 mars à 11h00 sur l’esplanade de la Cité des Arts de Besançon, et Agora quotidienne

COMMUNIQUÉ

Nous, acteur.trice.s culturel.le.s du territoire de Franche-Comté et membres de la Coordination des Intermittent.e.s et Précaires de Franche-Comté, appelons nos publics à soutenir notre mobilisation et nos revendications, le dimanche 21 mars à 11h00 sur l’esplanade de la Cité des Arts de Besançon, autour des points suivants :

·         Nous demandons le renouvellement indispensable de l’année blanche pour les intermittent.e.s du spectacle, et que des crédits soient urgemment mobilisés afin de soutenir directement l’activité des artistes, technicien.ne.s, auteur.trice.s, plasticien.ne.s (…) toutes disciplines et statuts confondus.

·         Que soit mis en place, dans nos secteurs d’activité, un accompagnement prioritaire et urgent, de la jeunesse en formation et de la nouvelle génération coupées en plein envol et sans visibilité sur l’avenir.

·         Nous demandons, la réouverture la plus rapide possible de nos lieux au public sur la base d’un protocole de reprise d’activité graduée.

·         Nous demandons la mise en place de mesures sectorielles d’accompagnement tant que la reprise d’activité ne sera pas totale et sans limitation de jauge.

Et Agora quotidienne,
A 14h, CDN, esplanade J.L.Lagarce, avenue Droz, Besançon
Organisé par la CIP

Par ailleurs, nous soutenons les demandes exprimées par les collectifs occupant les lieux culturels, visant à suspendre tout projet de réforme des conditions d’accès à l’assurance chômage dans un contexte où les plus fragilisés de nos concitoyens sont déjà les grandes victimes de la crise économique que nous traversons.

« La » PAULETTE

C’est une  « payse », Paulette GUINCHARD, c’est Zaza. Oui, dire que Paulette était proche des gens, c’est un euphémisme, elle les a incarnés, soignés et plus tard défendus avec une force puisée dans ses racines, dans la noblesse de ses racines terriennes. Les vrais gens l’ont toujours reconnue « des leurs ». C’est dans les hautes sphères, selon l’expression consacrée, qu’elle a porté la parole des vieux sans revenus décents pour survivre. A l’Assemblée Nationale, elle subit la risée de certains députés du fait de son accent franc-comtois ! auraient-ils agi ainsi face à un homme ? Mais Zaza parlait à tout le monde, souriante, aimable des qualités vraies qui ne trompent pas.

L’acte posé, entre autres, par la secrétaire d’État qu’elle fut, c’est l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) pour que les vieux ne vieillissent pas et ne meurent pas dans la misère ; j’ajoute maintenant, et puissent mourir dans la dignité en limitant la souffrance. Ça cause ! et un peu plus actuellement car avec la pandémie pendant le premier confinement, les morts dans les EPHAD étaient de suite évacués dans des sacs plastiques et « L’adieu interdit » cf. le livre de Marie de Hennezel. Où va t-on ? Pas de rites funéraires et par là même, deuil presque impossible.

Paulette fut contrainte, avec un courage incommensurable, de demander à nos voisins suisses -c’est vrai que l’on sait les trouver dans certaines situations difficiles nos voisins helvètes… – d’être assistée dans sa mort. Quelle admiration pour moi ! Quel exemple… Je sais on va dire ce n’est pas le moment de parler de cela mais il est quand le moment ? Travaillons pour lever ce tabou en France de la mort assistée médicalement lorsque la personne le souhaite ardemment. Paulette je ne crois pas te trahir là.

Souvenirs… Souvenirs ponctués par une virgule de Madeleine Proust, son sourire, son regard acéré et bien sûr son accent.

Un voile de Proudhon, sa fibre sociale, son esprit novateur, son mutualisme car ne l’oublions pas Pierre-Joseph Proudhon était de Chasnans.

Et bien sûr « notre » Gustave Courbet, son engagement, sa fierté, sa détermination et la Commune de Paris… lui qui a parcouru la vallée de la Loue, lui qui est né sur le plateau de Flagey.

Moi qui suis fille du plateau de la même génération que Zaza, je pense pouvoir me permettre ces raccourcis historiques et jongler avec ces similitudes.

Paulette, par tes convictions tu as fait honneur au Peuple de ta région.

Besançon, le 11 mars 2021

Daniella CHAILLET

« La Paulette », une fille du peuple

Paulette Guinchard , « la Paulette » ou « Zaza », s’est donné la mort en Suisse le 4 mars 2021 par suicide assisté. Elle qui abhorrait les périphrases aurait détesté qu’on dise « elle a choisi de quitter la vie ». Son choix de mourir dans la dignité est certes un choix personnel – elle était affectée depuis des années d’une maladie génétique de plus en plus invalidante – mais c’est en même temps, alors même qu’un débat sur cette question se fraye un chemin, un acte politique, car ce faisant elle souligne la cruelle absence de législation de ce type dans notre pays.

« Seule ministre qui sait traire les vaches », disait-elle, née à Reugney, village du Haut Doubs, entre Ornans et Levier, elle avait très tôt, dès ses années d’étudiante à Besançon, milité à gauche. Comme un certain nombre d’entre nous elle avait adhéré dès ses vingt ans au PSU (Parti Socialiste Unifié) et s’était signalée, dans les années 1973-1974, par son soutien au MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception). Mais à la différence de celles et ceux qui, prolongeant la tradition de ce parti à travers les Alternatifs, se retrouvent aujourd’hui à Ensemble!, elle adhère au PS en 1986.

Elle poursuit dès lors une carrière politique entamée en 1983, locale d’abord (conseillère municipale, adjointe, conseillère régionale), puis nationale (députée), ce qui la conduira à la vice-présidence de l’Assemblée. De manière symbolique elle la présidera lors de la Journée internationale des femmes. Renouant dès lors le fil rouge de toute sa vie, l’attention portée aux « vieux » comme elle disait, elle accède enfin au secrétariat d’État aux personnes âgées. « Paulette », qui en tant qu’infirmière en psychiatrie, avait très tôt été attentive à leur accompagnement, fait adopter en juillet 2001 l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), un texte qui leur permettant de rester chez elles ou de financer une partie de leur maison de retraite, change radicalement leur condition. Elle continuera dans cette voie en devenant Présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de la Fondation de gérontologie.

Personnalité reconnue à gauche, elle avait eu l’occasion de faire un très beau discours en 1999 lors de la remise par Georges Séguy de la Légion d’Honneur à Robert Charles, figure du Parti communiste du Haut-Doubs et de Franche-Comté. Et ce devant un parterre de militants venus de tous les horizons. Soucieuse depuis toujours de la cause des femmes, c’est elle aussi qui remit en 2012 l’Ordre du Mérite à Édith Mougin, Présidente de Solidarité Femmes de Besançon, association dans la création de laquelle elle s’était impliquée.

Le respect souvent affectueux qu’elle a suscité dépasse et de loin, la question des appartenances et des différends parfois sérieux que nous avions avec elle (en dernier lieu sur les récentes élections municipales à Besançon, où elle a soutenu Alauzet (ex EELV) malgré son choix de soutenir LREM). « Fille du peuple » – ses parents étaient agriculteurs et elle a milité à la JAC (Jeunesse Agricole Catholique) – elle fut moquée pour son accent mais, regard clair et pénétrant, parole douce mais ferme, écoute attentive et empreinte d’une empathie profonde, convictions chevillées au cœur, Paulette fut certes une femme politique qui, modestement mais durablement, outre une attention précoce et persistante à l’écologie, aura marqué de son sceau le destin des personnes âgées. Mais elle fut aussi plus simplement une belle personne !

Adieu « Paulette » !

Ensemble ! (collectif 25)