Au chevet de la Loue


Il y a 10 ans déjà des mortalités très importantes de poissons ont été constatées. Pas seulement les truites et les ombres qui font la réputation de cette rivière pour les pêcheurs, mais aussi les espèces discrètes comme la loche, le chabot ou le blageon.


Les analyses de poissons, de l’eau et du substrat ont montré la présence d’algues bleues.


Les eaux basses, l’ensoleillement, la température ont favorisé le développement de ces algues bleues qui prolifèrent à partir des nitrates et des phosphates présents en excès dans l’eau.

Pour en savoir plus consultez le lien avec la Société d’Histoire Naturelle du Doubs: https://www.shnd.fr/2020/02/17/une-consultation-au-chevet-de-la-loue/

Mardi 17 mars BESANCON, grève à Grand Besançon Habitat

L’intersyndicale


MARDI 17 MARS 2020 A 13H30 DEVANT LE SIEGE Pour demander :

  • les mêmes conditions de travail pour tout le monde, y compris pour les agents de terrain
  • 1 000 € prime Macron qui compense la perte en pouvoir d’achat des Français
  • la maintien de TOUS nos acquis sociaux

Vous trouverez en pièce jointe la déclaration faite au conseil d’administration.

Nous comptons sur votre mobilisation à tous ! et vous souhaitons une bonne journée.



Grand projet inutile en Occitanie

des actes en contradiction avec les belles paroles

Ou en Occitanie la gauche n’a pas rompu avec le productivisme

Communiqué envoyé par notre camarade Myriam Martin, élue insoumise au conseil régional

Près de 500 millions d’euros sont engoufrés dans un projet délirant, productiviste et désastreux pour la nature, sans que les citoyens ne soient vraiment informés et ne soient consultés.

Ce 5 mars, au début de l’Assemblée plénière, des militants du collectif contre l’extension du port ont voulu intervenir et ont été expulsés.

Le Conseil Régional a voté aujourd’hui une «stratégie agriculture durable », une « stratégie régionale pour la diversité » et un rapport d’information sur le changement climatique. Ces trois rapports rappellent l’urgence de l’action face au changement climatique.

Nous avons donc proposé un amendement pour que la Région mette en conformité ses actes avec ce diagnostic et décide notamment un moratoire sur les travaux d’extension de Port-La-Nouvelle.

Notre amendement n’a recueilli que 10 voix.

Ont voté pour : 4 élus LFI, 3 élus EELV, 3 élus de droite

6 ont voté abstention : 6 élus EELV

92 ont voté contre : 1 élu EELV, les élus PS, PCF et la droite

36 ont voté NPPV : les élus RN

Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin, Guilhem Serieys, conseillers régionaux de La France Insoumis

Syndicalisme et Covid 19

Le 10/03/2020, à 07:56, Christian Navarro a écrit :

Sur les sites des organisations syndicales :

CGT : http://www.ugict.cgt.fr/articles/references/coronavirus

Solidaires : https://solidaires.org/Coronavirus-au-travail

FO : https://www.force-ouvriere.fr/coronavirus-covid19-et-travail

CFDT : https://www.cfdt.fr/portail/actualites/vie-au-travail/coronavirus-le-monde-du-travail-en-premiere-ligne-srv1_1098036

Ensemble! appelle les électrices et électeurs

Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire) constate la présence de plusieurs listes de gauche pour l’élection municipale à Besançon. Au moment où de nombreux mouvements sociaux montrent une implication citoyenne importante, Ensemble! rappelle que l’objectif doit être une démocratie authentique au service d’objectifs sociaux et écologiques bénéficiant en premier lieu à celles et ceux qui vivent du fruit de leur travail et pas à celles et ceux qui « parasitent » la société.
L’élection municipale est l’échéance électorale qui permet de s’impliquer en politique au plus près des préoccupations des citoyen·ne·s. Des membres d’Ensemble ! se sont impliqués, soutiennent ou font campagne pour les listes conduites par Anne Vignot ou Claire Arnoux.
Dans cette configuration de concurrence à gauche Ensemble! appelle les électrices et électeurs à se mobiliser contre les listes qui se situent à droite (afin qu’elles n’aient aucune perspective de gagner la ville) et à voter le 15 mars pour les listes de gauche (Besançon par Nature, Besançon Verte et Solidaire et Faire entendre le camp des travailleurs).

Pandémie — Huit thèses sur le COVID-19

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lundi 9 mars 2020, par TANURO Daniel ­­ ­­ ­ ­ ­­ ­­

1. Le fait que le ralentissement économique a précédé le Covid-19 ne doit conduire à nier ni l’impact économique de l’épidémie (interruption de productions, rupture des chaînes d’approvisionnement, impacts sectoriels sur le transport aérien et le tourisme, etc.) ni le sérieux de la menace qu’elle constitue en tant que telle. Phénomène disruptif à dynamique exponentielle, l’épidémie est un amplificateur spécifique de la crise économique et sociale. Elle est aussi un révélateur de la fragilité du système capitaliste et des dangers qu’il fait peser sur les classes populaires, notamment par son productivisme congénital basé sur les fossiles, cause fondamentale de la crise écologique et climatique.

2. Juguler l’épidémie aurait nécessité de prendre rapidement des mesures strictes de contrôle sanitaire des voyageurs venant de régions contaminées, d’identification et d’isolement des personnes contaminées, de limitation des transports et de renforcement des services sanitaires. Englués dans les politiques néolibérales avec lesquelles ils tentaient de contrer le ralentissement économique, les gouvernements capitalistes ont tardé à les prendre, puis les ont prises insuffisamment, ce qui les a contraints à en prendre ensuite de plus sévères, sans arrêter pour autant de courir derrière la propagation du virus. Le zéro stocks, l’austérité budgétaire dans les domaines de la santé et de la recherche et la flexiprécarité du travail doivent être mis en accusation à l’occasion de la crise.

3. Des scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme lors de l’épidémie du coronavirus SRAS en 2002. Des programmes de recherche fondamentale ont été proposés en Europe et aux USA qui auraient permis de mieux connaître cette catégorie de virus et d’en prévenir la réapparition sous de nouvelles formes. Les gouvernements ont refusé de les financer. Une politique absurde, mais taillée sur mesure pour laisser la main sur la recherche dans ces domaines à l’industrie pharmaceutique, dont l’objectif n’est pas la santé publique mais le profit par la vente de médicaments sur le marché des malades solvables.

4. Comme tout phénomène disruptif, l’épidémie suscite d’abord des réactions de déni. Celles-ci peuvent ensuite céder le terrain à la panique et la panique peut être instrumentalisée par des complotistes et autres démagogues pour faire le jeu de stratégies autoritaires de contrôle technologique des populations et de limitation des droits démocratiques, comme en Chine et en Russie. Il y a en plus un risque sérieux que le Covid-19 soit utilisé par les fascistes comme prétexte pour justifier et intensifier les politiques racistes de refoulement des migrant.e.s.

5. La gauche ne peut absolument pas se contenter de rabattre le facteur exogène de la crise sanitaire sur la crise économique capitaliste endogène. Elle doit prendre en compte la crise sanitaire en tant que telle et développer des propositions pour la combattre de façon sociale, démocratique, antiraciste, féministe et internationaliste. A contre-courant de l’individualisme, elle doit aussi adopter pour elle-même et propager dans les mouvements sociaux des comportements collectifs responsables du point de vue de la non-propagation du virus. A la différence des mesures de limitation de l’usage de la voiture prises par certains gouvernements en réponse au « choc pétrolier », par exemple, nul ne peut se soustraire ici à sa responsabilité par rapport à la santé : la sienne, celle de ses proches et la santé publique, sans oublier la responsabilité par rapport aux Sud global. Ou bien les mouvements sociaux prennent cette question en mains eux-mêmes, démocratiquement et à partir des réalités sociales des dominé·e·s, ou bien les dominant·e·s imposeront leurs solutions liberticides.

6. Le danger majeur de l’épidémie est le possible dépassement du seuil de saturation des systèmes hospitaliers. Il entraînerait inévitablement une aggravation du tribut payé par les plus pauvres et les plus faibles, en particulier parmi les personnes âgées, ainsi qu’un report des tâches de soins dans la sphère domestique, c’est-à-dire en général sur le dos des femmes. Le seuil dépend évidemment des pays, des systèmes de santé et des politiques d’austérité-précarité qui y ont été imposées. Il sera atteint d’autant plus vite que les gouvernent courent derrière l’épidémie au lieu de la prévenir. L’épidémie requiert donc clairement une rupture avec les politiques d’austérité, une redistribution des richesses, un refinancement et une dé-libéralisation du secteur de la santé, la suppression des brevets dans le domaine médical, la justice Nord-Sud et la priorité aux besoins sociaux. Celle-ci implique notamment : l’interdiction des licenciements de personnes infectées, le maintien du salaire en cas de chômage partiel, l’arrêt du contrôle, de « l’activation » et des sanctions contre les allocataires sociaux, etc. C’est principalement sur ces questions qu’il faut intervenir pour contrer les réponses irrationnelles et leur potentiel de dérapage raciste-autoritaire.

7. Il y a de nombreux points communs entre la crise du Covid-19 et la crise climatique. Dans les deux cas, sa logique d’accumulation pour le profit rend le système capitaliste incapable d’empêcher un danger dont il est pourtant averti. Dans les deux cas, les gouvernements oscillent entre le déni et l’inadéquation de politiques conçues prioritairement en fonction des besoins du capital, pas des besoins des populations. Dans les deux cas, les plus pauvres, les racisé.e.s et les plus faibles, surtout dans les pays du sud, sont dans le collimateur, tandis que les riches se disent qu’ils s’en sortiront toujours. Dans les deux cas, les gouvernements utilisent la menace pour avancer vers un Etat fort tandis que des forces d’extrême-droite tentent de profiter de la peur pour pousser en avant d’immondes réponses malthusiennes et racistes. Dans les deux cas, enfin, la loi sociale de la valeur capitaliste entre en contradiction frontale avec des lois de la nature à dynamique exponentielle (la multiplication des infections virales dans un cas, le réchauffement et ses rétroactions positives dans l’autre).

8. Le danger climatique est cependant infiniment plus global et plus grave que celui du virus. Il en ira évidemment de même de ses conséquences si les exploité·e·s et les opprimé·e·s ne s’unissent pas pour abattre ce mode de production absurde et criminel. Le Covid-19 est un avertissement, un de plus : il faut en finir le capitalisme, qui entraîne l’humanité vers la barbarie.

Daniel Tanuro